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Koullouna Abtal

Abdelkader EL OUAZZANI, un maître-tisserand dont les doigts valent de l’or (Portrait)

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Si vous vous promenez à la place Lalla Yeddouna, à la médina de Fès, vous pourrez vous arrêter à l’atelier d’El Haj EL OUAZZANI. Doyen des maîtres-tisserands, il est le dernier gardien de ce savoir-faire ancestral qu’il exerce depuis plus de 6 décennies. Une révélation que l’artisan affirme sur le ton de la confidence et de l’humour.

Du haut de ses 80 ans, il manipule les fils avec une adresse presque machinale. Si aujourd’hui il connaît son métier de tisserand sur le bout des doigts, c’est en regardant son père tisser divers types de fils pour confectionner les djellabas et tapis traditionnels, qu’il s’était familiarisé avec cet instrument dès l’enfance.  

Pourtant, c’est le travail du brocart qui le séduit. Un savoir-faire qu’Abdelkader a découvert grâce à ses amis qu’il visitait, à ses heures perdues, dans leurs ateliers. C’est ainsi qu’il monte au filet et commence à confectionner cette étoffe noble qui fera sa renommée à Fès comme dans tout le Maroc. Le brocart dont un seul mètre requiert  près d’une journée de travail à Haj El OUAZZANI et ses deux aides est un symbole de richesse et de luxe qui a toujours ses adeptes malgré son prix jugé très élevé vu sa rareté… L’équipe de Koullouna Abtal est partie à la rencontre du dernier des maîtres du brocart, El Haj El OUAZZANI. Portrait.

 

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