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Unesco : Plus de 1.000 journalistes tués dans le monde depuis 1993
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Unesco : Plus de 1.000 journalistes tués dans le monde depuis 1993

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« Tuer un journaliste ne tue pas la vérité », pouvait-on lire le 1er novembre dernier sur le compte Twitter de l’ONU. Un message publié dans le cadre de la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes célébrée chaque année le 2 novembre et à l’occasion de la publication récente d’un nouveau rapport mettant en garde contre la violence envers les médias.

 

 

Et entre autres une carte qui recense les journalistes tués à travers le monde depuis 1993. Selon cette nouvelle étude, près de 90% des responsables des assassinats de 1.109 journalistes dans le monde entre 2006 et 2018 n'ont pas été châtiés. De plus, les tendances mondiales concernant la liberté d’expression et de développement des médias pointent une augmentation de 18% des assassinats de journalistes entre 2014 et 2018 par rapport aux cinq années précédentes.

A noter que la région des États arabes a été la plus sanglante pour la presse puisqu’elle compte 30% des assassinats. Cette région est suivie par l'Amérique latine et les Caraïbes (26%) et l'Asie-Pacifique (24%), souligne le rapport onusien. La même source met en exergue que durant 2017 et 2018, 55% des meurtres de journalistes ont eu lieu dans des pays en paix. Une profession ainsi souvent prise pour cible notamment à cause des différents reportages traitant de la politique, la criminalité ou encore la corruption.

Cependant, à ce stade l’entité onusienne a enregistré un nombre d'assassinats moins élevé en 2019 que pour la même période l'an dernier, avec 43 assassinats de journalistes dénoncés par Audrey Azoulay, Directrice générale de l'Organisation au 30 octobre 2019, contre 90 à la même date en 2018.

« L'UNESCO rend comptables de leurs actes tous ceux qui mettent les journalistes en danger, tous ceux qui tuent des journalistes, et tous ceux qui ne font rien pour mettre fin à cette violence », a ainsi fait savoir Audrey Azoulay, dans son message à l'occasion de cette journée. « La mort d'un journaliste ne devrait jamais signer la fin de la quête de vérité », a-t-elle ajouté.

A cette l’occasion de cette journée, la campagne baptisée #KeepTruthAlive (« Gardons la vérité en vie ») a été lancée pour sa deuxième édition samedi dernier pour dix jours. L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a de ce fait publié en ligne la fameuse carte interactive Google Map dénombrant les 1.349 journalistes tués à travers le monde depuis 1993. 93% d’entre eux ont perdu la vie, non pas en zone de guerre, mais au cours d’une affaire locale.

Saisie d'écran / Unesco

On distingue ainsi un rond rouge sur chacune des régions du monde concernées par un ou plusieurs cas de meurtre de journalistes sur ledit territoire. La carte propose également une mini biographie pour chacun des journalistes ayant trouvé la mort répertorié par cette cartographie précisant également la date et le lieu de sa mort. Pour plus d’information, le document offre des liens pour plus d’informations sur le meurtre du journaliste en question. Lesdits liens peuvent ensuite être partagés via Twitter et Facebook afin de permettre de « demander justice » grâce au hashtag #KeepTruthAlive.

Ce travail de recensement des journalistes tués à l’échelle mondiale a débuté en 2003. Ainsi, en 2006, l’agence spécialisée de l’ONU avait également intégré un suivi juridique de chaque cas avec la mention « cas résolu » ou non. Une initiative qui a permis, dix ans plus tard, de constater que 9 cas sur 10 n’étaient pas suivis d’une action en justice.

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