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Santé

Tabagisme: « Le risque de cancer est réel quand la consommation dépasse les 20 paquets par an » (médecin)

Mina Elkhodari (Stagiaire)Mina Elkhodari (Stagiaire)
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La pandémie du Coronavirus a accentué la consommation de tabac. Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes, ont voulu rompre avec la cigarette mais sans y parvenir, avait indiqué l’organisation mondiale de la santé (OMS). En finir avec le tabagisme durant une période ou l’anxiété et le stress social et économique sont de plus en plus accrus, s'avère plus difficile que prévu. Le point avec le docteur Mohamed Jamal Idrissi Bouzidi, médecin pneumologue.

2M.ma. Quels sont les dangers de la consommation du tabac ?

Dr. Bouzidi. Le tabac expose ses consommateurs à un certain nombre de risques qui sont avérés.  Le premier danger est le cancer des poumons, de l'estomac et d’autres formes de cancers. Ce risque est réel quand la consommation dépasse les vingt paquets par an c'est -à -dire lorsqu’une personne fume une cigarette par jour pendant vingt ans. Et comme les gens commencent à fumer à un âge très bas, nous remarquons qu'aujourd'hui des jeunes de moins de 40 ans souffrent de cancers.

Le deuxième risque est la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) qui provoque une insuffisance respiratoire.Ainsi, un autre danger s’impose lorsque les bulles d’air compriment les poumons ce qui empêche le fonctionnement et la respiration de ces derniers et donc comprime le cœur.

Les risques du tabagisme peuvent provoquer une mort précoce dans d’atroces souffrances.

Les fumeurs ont-ils plus de risque de contracter la Covid-19 que les non-fumeurs?

Un fumeur est une personne qui a une immunité perturbée, pour cela, il présente plus de risques d’infections.

Comme on le sait, le coronavirus est un virus à tropisme respiratoire. C’est pour cela que les gens qui ont une fragilité du système respiratoire ont plus de chance de contracter la Covid19 avec toutes ses formes sévères.

Ce ne sont pas les symptômes accompagnant la contamination qui posent problème pour les fumeurs, mais plutôt les complications engendrées par le virus.

Pour renoncer au Tabac, quelles sont, selon vous, les mesures à prendre en cette période?

D’abord, il faut qu’il y ait une action menée au niveau national pour sensibiliser les marocains et restreindre l’accès au tabac. Ensuite, il faut sanctionner les parties incitant les jeunes et adolescents à consommer du tabac.

Pour les personnes qui veulent arrêter, il ya une feuille de route à suivre selon deux cas:

Le premier concerne les personnes ayant la volonté de renoncer au tabac, convaincues de la justesse de leur démarche. Dans ce cas, le sevrage est plus facile.

Deuxièmement, les personnes manquant de volonté peuvent compter sur l’accompagnement des CHU qui organisent des consultations et faire des bilans psychologique, physique tout en prodiguant des conseils et des traitements adaptés.

En cette période ou la campagne de vaccination se poursuit, est ce que les fumeurs sont une catégorie prioritaire ?

Oui, ils le sont lorsqu'ils présentent des complications comme des incidents respiratoires, ou qu’ils développent des cancers des poumons et d’autres problèmes de santé qui peuvent s’aggraver avec la Covid19.

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Le tabagisme, un problème de santé publique au Maroc

Le 31 mai de chaque année, l’OMS et les pays du monde entier, dont le Maroc, célèbrent la journée mondiale sans tabac. Cette année, le thème est “S’engager à arrêter de fumer pendant laCovid19”. Selon l’agence sanitaire des Nations Unies, le tabagisme tue chaque année plus de 8 millions de personnes dans le monde dont plus de 7 millions de décès directement imputés à la consommation directe du tabac et environ 1million dus au tabagisme passif. Des chiffres éloquents qui renseignent sur l’ampleur du phénomène. 

Le Maroc n’y échappe pas non plus. La prévalence de tabac dans le royaume est de 13,4% chez les adultes âgés de plus de 18 ans dont environ 27% sont des hommes et 0,4% des femmes, selon le dernier bilan rendu public par le ministère de la santé.

Plus alarmant encore, les adultes ne sont pas les seuls concernés par ce danger. Les adolescents âgés de 13 à 15 ans présentent une prévalence de 6% (2016)

 

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