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Formation professionnelle

Saaïd Amzazi dresse les grandes lignes de la feuille de route du développement de la Formation Professionnelle

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SM Mohammed VI a présidé cet après-midi au Palais Royal de Rabat la cérémonie de présentation de la feuille de route relative au développement de la Formation Professionnelle et du projet de Création des « Cités des Métiers et des Compétences ». Dans son allocution, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle Saaïd Amzazi  a relevé le caractère stratégique de cette réforme. Les enjeux sont importants, car il s’agit de mettre à niveau l’offre de formation, de moderniser les méthodes pédagogiques et de mettre en place une nouvelle génération de centres de formation pour ce qui se dessine comme une voie d’avenir pour l’insertion dans le monde du travail. Le tout, dans le respect des spécificités et des besoins de chaque région.

Le chantier est suivi  de près par SM Mohammed VI. D'ailleurs, le secteur est aujourd’hui un « véritable levier stratégique de la compétitivité des entreprises et facteur majeur de l’insertion des jeunes dans la vie active », a précisé d’emblée le ministre de l’éducation nationale. La feuille de route qu’il a présentée capitalise sur les acquis du secteur de la formation professionnelle, vise la mise à niveau de l'offre de formation et la restructuration des filières en fonction de leur pertinence sur le marché de l'emploi ainsi que la modernisation des méthodes pédagogiques et l’amélioration de l'employabilité des jeunes.

Des centres nouvelle génération au cœur de la réforme

La réforme repose aussi sur « la création d’une nouvelle génération de centres de Formation Professionnelle, matérialisés par des Cités des Métiers et des Compétences, structures multisectorielles et multifonctionnelles, dans chacune des 12 régions du pays », a indiqué le ministre de tutelle.

Les Cités des Métiers et des compétences abriteront différents secteurs de formations qui répondront aux spécificités et aux potentialités de leur région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le Digital-Offshoring, secteur clé d’avenir très créateur d’emploi, dont les formations seront déployées dans les 12 régions, ou encore l’Intelligence Artificielle dont les formations seront proposées au sein des deux régions de Rabat et de Casablanca.

« Régionalisation » des filières

Le ministre a également listé les secteurs dit « porteurs ». L’agriculture, l’agro-industrie et l’industrie restent des secteurs majeurs pour notre pays et à très large spectre, et leurs filières de formation seront proposées dans la majorité des régions avec, en outre, des filières relatives à l’Industrie Navale à Agadir et Casablanca.

De même pour l’Hôtellerie-Tourisme, secteur clé et déterminant pour notre pays : 8 régions accueilleront des formations dans ce domaine. 4 En matière de Santé, nous avons pris en compte la nécessité pour les stagiaires de bénéficier de la proximité d’un bassin de stages, c’est pourquoi seules les 8 régions disposant d’un CHU fonctionnel ou en cours de construction accueilleront des filières de santé, qui pourront pourvoir ces CHU en profils adéquats.

Les filières relatives à l’artisanat seront quant à elles déployées principalement dans les régions de Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Drâa-Tafilalet, au sein desquelles cette activité est prépondérante, conformément aux Instructions Royales. Par ailleurs, pour répondre à la forte demande émanant des grandes villes telles que Casablanca, Rabat et Marrakech en ce qui concerne le Service à la Personne, des filières relatives à ce secteur seront déployées au sein des régions correspondantes pour former notamment, les éducateurs du préscolaire, les aides aux personnes âgées ou les aides à domicile.

Langues et proximité avec le monde du travail

Les méthodes pédagogiques préconisées par la feuille de route, privilégient la maitrise des langues, l’approche par compétences, et accordent la priorité à l’implication des professionnels, notamment en favorisant la formation en milieu professionnel à travers l’alternance et l’apprentissage. L’ensemble de ces actions sera favorisé par l’implantation de ces structures au sein d’écosystèmes judicieusement identifiés au niveau régional, de façon à établir une véritable proximité avec le monde professionnel.

Ces Cités «pourront incarner de véritables modèles d’efficience pour les dispositifs déjà existants, qui seront quant à eux appelés à être réhabilités et optimisés dans le cadre d’une mise à niveau globale de l’offre de formation proposée. Elles pourront accueillir et développer l’ensemble des programmes destinés aux jeunes travaillant dans le secteur informel, visant à renforcer leurs compétences techniques et transversales, notamment en langues, afin de leur permettre d’intégrer le secteur formel dans des conditions satisfaisantes».

Des S.A au centre du dispositif   

Sur le plan de la gouvernance, les Cités des Métiers et des Compétences auront le statut de sociétés anonymes, filiales de l’OFPPT, qui sera en outre le Maitre d’œuvre de ce projet. Elles seront dotées d’un conseil d’administration tripartite, impliquant les Professionnels, la Région et l’Etat. Elles nécessiteront un investissement à hauteur de 3,6 milliards de dh provenant de la contribution de l’état, de l’OFPPT et des régions. L’échéancier de la feuille de route relative à la formation professionnelle prévoit le lancement des études relatives à la consistance physique des Cités et à leur ingénierie pédagogique dès ce mois d’avril 2019, ainsi qu’un démarrage des constructions en Janvier 2020, afin que l’ouverture progressive de ces nouvelles structures puisse débuter à la rentrée 2021 et se poursuivre à la rentrée suivante.

« La feuille de route élaborée dans ce cadre propose un nouveau modèle de centres de formation professionnelle, qui demeure perfectible au regard de l’évolution rapide et constante des métiers ainsi que du potentiel socioéconomique de chaque région », a conclu Saaïd Amzazi.

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