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Politique

Le report de la nomination des secrétaires d'Etat est une démarche "positive et louable" (analyste)

I.E.MI.E.M
Modifié le

La composition du nouveau gouvernement est désormais connue. La liste des 24 ministres qui œuvreront sous l'autorité du chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, a été dévoilée. Pour ce qui est des secrétaires d'Etat, il sera procédé ultérieurement à leur nomination dans certains départements ministériels.

Cette démarche, qui prévoit d'installer les ministres avant d'opérer les choix relatifs aux secrétaires d'Etat, est "positive et louable", car "elle intervient dans le souci de garantir une meilleur efficacité de l'action gouvernementale", estime Driss Kassouri, professeur de sciences politiques à l'Université Hassan II de Casablanca dans des propos accordés à 2M.ma.

Selon le politologue, ce report ne pose aucun problème, au contraire. "C’est une décision positive et louable, prise dans un souci de veiller à la continuité, de manière fluide, des échéances inscrites au calendrier politique dans le temps qui leur est imparti", souligne-t-il.

Et l'académicien d'expliquer que "les secrétaires d'Etat ne sont pas des ministres au sens propre du terme, mais liés à des ministres. C'est à dire qu'ils ne se voient pas confier des secteurs, mais des missions précises au sein de secteurs et de pôles. Ils assistent les ministres ou, dans la plupart du temps, le chef de gouvernement, et se voient déléguer des missions de conseil, de coordination et de suivi dans certains secteurs pour une mise en œuvre optimale des décisions du chef de gouvernement et sa gestion des départements ministériels". 

Dans ce sens, l’installation du gouvernement, selon le politologue, prime d’abord et devait se faire avant l’ouverture de l’année législative, et ce pour consacrer l’efficacité de la légitimité constitutionnelle.

"La légitimité constitutionnelle est préservée. Elle est bien respectée au niveau des règles, des principes, de la vision et de la méthodologie dans le déploiement des choses", assure Pr. Kassouri en soulignant que "c'est un grand défi que d'assurer, de manière fluide et efficace, la transition et le bon fonctionnement des institutions dans les circonstances imposées par la pandémie. Un pari que le Maroc a réussi". 

Le professeur revient aussi sur la tenue des échéances électorales à la date prévue, "ce qui est un pari réussi en soi". "Ces élections ont abouti à la formation d’une majorité cohérente et compacte, ce qui a permis d’éviter d’éventuels retards ou blocages. Ceci témoigne d’un grand sens de la discipline", conclut-il.

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