Plus de résultats
En ce moment
ONU : Le Conseil de sécurité réunit mardi ses dirigeants pour parler climat
Climat

ONU : Le Conseil de sécurité réunit mardi ses dirigeants pour parler climat

2M.ma avec agences2M.ma avec agences

Le Conseil de sécurité de l'ONU tient mardi 23 février un sommet de dirigeants, à l'initiative du premier ministre britannique Boris Johnson, pour débattre des implications du changement climatique sur la paix dans le monde, un sujet sur lequel ses 15 membres ont des approches divergentes.

Cette session se tient quelques jours après le retour formel des États-Unis dans l'accord de Paris de 2015 pour limiter le réchauffement de la planète.

Outre Boris Johnson, dont le pays préside en février le Conseil de sécurité, des interventions sont attendues du chef de l'ONU Antonio Guterres, de l'envoyé américain pour le changement climatique, John Kerry, des présidents français Emmanuel Macron et tunisien Kais Saied, du ministre chinois des Affaires étrangères et des Premiers ministres d'Irlande, du Vietnam, du Kenya, d'Estonie et de Norvège, selon des diplomates cités par des médias.

La réunion sera focalisée sur les aspects sécuritaires liés au changement climatique. Certains des membres non permanents du Conseil, comme le Kenya ou le Niger, ressentent très vivement l'impact du changement climatique sur la situation sécuritaire. D'autres sont réticents et ne veulent pas que le Conseil de sécurité se transforme en un nouvel organe qui va se préoccuper de financement, d'adaptation et de négociations.

La désertification, les mouvements de population, la compétition dans l'accès aux ressources" sont liés au réchauffement climatique, plaide un diplomate cité par l'AFP.

Dans la région du Lac Tchad dans le centre de l'Afrique, la problématique n'est pas une question "pour demain, elle existe déjà depuis hier", ironise un autre ambassadeur en évoquant "l'accès aux ressources en eau" et "la production de fourrage" qui peuvent susciter des "violences intercommunautaires" et un "siphonnage" dans les populations de jeunes.

L'Inde et le Mexique, entrés au Conseil de sécurité en janvier et progressistes sur le sujet, ont aussi des choses à dire, estime un autre diplomate. "L'Inde est mobilisée sur le thème de l'environnement" et a besoin que l'impact du réchauffement climatique sur les conflits soit clairement établi, précise cette source.

L'an dernier, l'Allemagne, qui siégeait au Conseil de sécurité, avait élaboré un projet de résolution prévoyant de créer un poste d'émissaire de l'ONU et de mieux structurer les efforts onusiens en matière de prévention et d'analyse des risques. Sous la menace d'un veto des États-Unis, de la Russie, voire de la Chine, Berlin n'avait pas mis ce texte au vote. Aujourd'hui, avec la nouvelle approche américaine, il y a "une porte d'opportunité" pour ce texte "resté au congélateur", estime un ambassadeur siégeant au Conseil de sécurité. 
 

Les contenus liés

Les articles à la une