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Environnement

ONU: La restauration des écosystèmes terrestres estimée à 200 milliards de dollars par an

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Les coûts au niveau mondial de restauration des écosystèmes terrestres - sans compter les écosystèmes marins - sont estimés à au moins 200 milliards de dollars par an d'ici à 2030, selon un nouveau rapport du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette étude, présenté en marge de la Décennie des Nations-Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030, souligne que chaque dollar investi dans la restauration génère jusqu’à 30 dollars d’avantages économiques.

Les écosystèmes nécessitant une restauration urgente comprennent les terres agricoles, les forêts, les prairies et les savanes, les montagnes, les tourbières, les zones urbaines, les eaux douces et les océans, ajoute-t-on, notant que les communautés vivant sur près de deux milliards d’hectares de terres dégradées comptent parmi les plus pauvres et les plus marginalisées du monde.

Plus largement, la restauration des écosystèmes productifs est essentielle pour soutenir la sécurité alimentaire. A elle seule, la restauration par l’agroforesterie a le potentiel d’accroître la sécurité alimentaire de 1,3 milliard de personnes, relèvent les auteurs de cette étude onusienne.

De même, la restauration des populations de poissons marins pour obtenir un rendement maximal durable pourrait augmenter la production de pêche de 16,5 millions de tonnes. Il s’agit d’une valeur annuelle de 32 milliards de dollars.

Pour le PNUE et la FAO, des actions visant à prévenir, stopper et inverser la dégradation sont donc nécessaires si le monde veut « maintenir les températures mondiales en dessous de 2°C ». Ces actions peuvent permettre d’atteindre un tiers des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon l’ONU, ces mesures peuvent fournir un tiers de l’atténuation nécessaire d’ici à 2030. Cela pourrait impliquer des actions visant à mieux gérer quelque 2,5 milliards d’hectares de forêts, de cultures et de pâturages et la restauration du couvert naturel sur 230 millions d’hectares.
 

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