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Nouzha Bouchareb à la COP25: Le Maroc s'est engagé depuis 2000 en faveur de l’égalité genre

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Le Maroc s’est engagé dès le début des années 2000 dans un ensemble de réformes constitutionnelles, institutionnelles et juridiques en faveur d’une égalité accrue entre les sexes, a souligné, mardi 10 décembre à Madrid, la ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville, Nouzha Bouchareb.

S’exprimant lors d’une rencontre de haut niveau sur "La perspective genre dans la lutte contre le changement climatique" dont le coup d’envoi a été donné par la vice-présidente du gouvernement espagnol, ministre de la Présidence, Carmen Calvo, Mme Bouchareb a affirmé que cet engagement s’est traduit dans la Constitution de 2011 qui appelle dans son article 19 à l’égalité effective entre les sexes en matière de droits et de pratiques.

Dans ce contexte, la ministre a cité la mise en œuvre de la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) dès 2002, une approche budgétaire visant la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes, à travers l’intégration d’une perspective genre dans la programmation budgétaire publique, et qui a été inscrite dans le cadre légal marocain par une loi organique relative à la Loi de Finances en 2015.

Il s’agit d’une approche permettant d’intégrer la dimension du genre dans toutes les étapes du cycle budgétaire (Planification, programmation, exécution, suivi et audit), a relevé la ministre lors de cette rencontre organisée dans le cadre de la COP25 et qui a connu la participation notamment de l’ancienne présidente irlandaise, Mary Robinson, de la vice-ministre des Affaires étrangères de Costa Rica, Lorena Aguilar, et de l’ambassadeur de la Finlande en Espagne, Tiina Jortikka-Laitinen.

A cet égard, Mme Bouchareb a relevé que le secteur du bâtiment, l’un des plus affectés par le changement climatique, possède également un potentiel important d’économie d’énergie et de réduction de gaz à effet de serre qui devrait être pris en compte.

Ainsi, a ajouté la ministre, le Maroc a mis en place plusieurs programmes d’habitat visant à lutter contre le logement insalubre et à améliorer les conditions des citoyens.

Etant conscient que l’efficacité et la pertinence de ces interventions passent nécessairement par l’intégration de la dimension genre dans les programmes et les politiques développés, le ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville a entrepris une série de mesures visant à intégrer cette dimension dans son processus de planification stratégique, de mise en œuvre et de suivi de ses programmes, a-t-elle rappelé.

Ainsi, a-t-elle poursuivi, l’aspect genre a été pris en compte dans le programme de résorption des bidonvilles et de l’habitat insalubre dans les villes marocaines, un benchmark international sur les meilleures pratiques en matière de prise en compte de l’approche genre dans la conception, la construction et la gestion des villes a été élaborée et un guide d’intégration du genre dans les projets de la politique de la ville est en cours d’élaboration.

La ministre a cité aussi l’élaboration d’un plan d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques dans le secteur de l’habitat qui prendra en considération l’aspect genre et dont les résultats sont attendus pour le début de 2020 et un projet d’efficacité énergétique dans le bâtiment qui a été soumis au fonds NAMA Facility pour un financement de 20 millions d’euros.

Dans ce sillage, Mme Bouchareb a indiqué que les femmes ne sont pas seulement les victimes des changements climatiques, mais elles peuvent agir en tant que porteuses de solutions pour promouvoir les méthodes d'adaptation et d'atténuation, puisqu’elles possèdent des compétences leur permettant de contribuer efficacement à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.

Afin de relever les défis du changement climatique, la ministre marocaine a insisté sur la nécessité d’abord de réduire les inégalités basées sur le genre (accès aux ressources, au foncier, à l’éducation, etc.), de renforcer l’implication des femmes et d’améliorer leur représentativité dans les processus de prise de décisions et les politiques et programmes liés à la lutte contre le changement climatique.

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