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Mariage des mineures : le partenariat entre le Ministère Public et le MEN mis en avant à Benguérir

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP

 La coordinatrice générale de la Déclaration de Marrakech 2020 pour la lutte contre la violence faite aux femmes, Mme Amina Oufroukhi, s’est félicitée,  à Benguérir, de la coopération étroite entre la présidence du ministère public et le ministère de l’Education nationale (MEN) dans le cadre de la lutte contre la déperdition scolaire et la prévention du mariage des mineures.

"Cette collaboration fructueuse a permis à 1.800 filles en situation de déperdition scolaire issues de la région Marrakech-Safi, de retourner à l’école pour poursuivre leurs études, et dont une grande partie aurait pu être victime d’un mariage précoce", a souligné Mme Oufroukhi lors d’une rencontre régionale dédiée au suivi et à l’évaluation de la mise en œuvre d’une convention-cadre signée entre le ministère public et le ministère de l’éducation nationale dans le cadre du respect des engagements de la Déclaration de Marrakech de 2020 relative à la lutte contre la violence faite aux femmes.

Dans ce contexte, elle a relevé que le bilan de la mise en œuvre de ladite convention doit être valorisé eu égard aux résultats obtenus en dépit d’une conjoncture marquée par la crise sanitaire.

Mme Oufroukhi a, par ailleurs, indiqué que la Déclaration de Marrakech, signée le 8 mars 2020 lors d’une cérémonie présidée par SAR la Princesse Lalla Meryem, représente une initiative pionnière et innovante, de nature à lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et de violation de leurs droits, dont le mariage des mineures.

De son côté, le gouverneur de la province de Rehamna, M. Aziz Bouignane, a mis l’accent sur l’attention particulière accordée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la question de la promotion des droits de l’enfance et des femmes et l’engagement personnel de SAR La Princesse Lalla Meryem dans ce domaine, se félicitant de cette mobilisation collective pour la mise en œuvre de cette convention-cadre.

Dans ce cadre, M. Bouignane a passé en revue les différents programmes et projets initiés dans la province de Rehamna qui ont eu un impact positif sur la promotion de l’enseignement, ce qui a permis à la province d’occuper des positions avancées au niveau des résultats des baccalauréats et des indicateurs de la scolarité.

Cette rencontre a été marquée par la présentation de plusieurs exposés sur le bilan de la mise en œuvre de la dite convention à Marrakech-Safi.

Le premier a été présenté par le procureur du Roi auprès du Tribunal de première instance à Marrakech, M. Khalid Rguig, sur l’expérience de la mise en œuvre de la dite convention, alors que le deuxième a été présenté par le directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de Marrakech-Safi, Moulay Ahmed Karimi, sur le bilan d’étape de la mise en œuvre de cette convention.

Le troisième a été présenté par M. Ismaël Dahmane, responsable de la Division de l’Action sociale relevant de la province de Rehamna, sur les interventions de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), les indicateurs de scolarité ainsi que le bilan des programmes de l’INDH dans la province de Rehamna durant la période 2019-2021.

Cette rencontre, qui a connu la participation des représentants du Parquet général, des élus, des représentants du Conseil local des oulémas, des acteurs associatifs, des responsables éducatifs et des chefs des services extérieurs, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des engagements de la Déclaration de Marrakech, ainsi que la mise en oeuvre de la convention-cadre sur la lutte contre la déperdition scolaire pour la prévention contre le mariage des mineures.

Elle était destinée à évaluer l’expérience pilote de la région Marrakech-Safi concernant la mise en œuvre de la convention-cadre signée entre le ministère public et le ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports, pour lutter contre la déperdition scolaire et la prévention contre le mariage des mineures.

Cette rencontre coïncide avec la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre) ainsi que la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre), qui représentent une occasion pour évaluer les politiques et programmes visant la promotion des droits des enfants et des femmes.


 

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