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Liban : inquiétudes sur la pénurie de médicaments
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Liban : inquiétudes sur la pénurie de médicaments

2M.ma avec agences2M.ma avec agences

Alors que l'effondrement économique et la crise monétaire ont frappé de plein fouet le secteur de la santé au Liban, le syndicat des importateurs de médicaments a alerté dimanche sur des ruptures de stock touchant des "centaines" de produits. 

"Les importations sont quasiment à l'arrêt depuis plus d'un mois", a mis en garde le syndicat dans un communiqué. 

 Et d'expliquer que c'était en raison d'impayés depuis décembre dépassant les 600 millions de dollars que la Banque centrale n'a jamais versés aux fournisseurs étrangers, mais aussi l'absence de nouvelles lignes de crédit. 
 

Ainsi, "les compagnies importatrices sont en rupture de stock pour des centaines de médicaments essentiels utilisés dans le traitement de maladies chroniques ou graves", déplore le syndicat, qui souligne que "des centaines d'autres médicaments seront en ruptures de stock d'ici la fin du mois en cours si les importations ne reprennent pas dans les plus brefs délais".

En effet, les médicaments déjà touchés par des pénuries concernent le diabète, les maladies cardiaques ou la tension artérielle, mais aussi certains cancers ou la sclérose en plaques, indique à l'AFP le président du Syndicat Karim Gebara.

"D'ici fin juillet, la situation sera catastrophique", a-t-il mis en garde, précisant que "des centaines de milliers de patients" risquaient de ne plus avoir leurs médicaments.

Lors d'une réunion jeudi, le président Michel Aoun, les ministres concernés et le gouverneur de la Banque centrale se sont mis d'accord pour "poursuivre les subventions des médicaments et des fournitures médicales", même si les produits subventionnés seraient sélectionnés selon les priorités établies par le ministère de la Santé.

En pleine dépréciation de la livre libanaise, cela signifie concrètement qu'une certaine somme en dollar continuera d'être allouée par la Banque du Liban pour garantir aux importateurs l'obtention de devises étrangères à un taux plus avantageux que celui du marché noir, et limiter ainsi une hausse des prix.

Les hôpitaux sont également confrontés à des pénuries, et leurs stocks de carburant ne suffisent qu'à couvrir deux jours d'électricité, contre deux semaines en temps normal, a averti le chef du syndicat des hôpitaux privés Sleimane Haroun, cité  par les médias. 

Le pays traverse  une des pires crises économiques au monde depuis 1850, avait indiqué la Banque Mondiale. 

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