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Le projet de jumelage Maroc-UE servira dans la mise en œuvre de la loi cadre relative au système d’éducation

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Le projet de jumelage avec l'Union européenne (UE) portant sur l'appui au système de l'enseignement supérieur au Maroc servira dans la mise en œuvre de la loi cadre relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique et dans la révision de la loi 01.00 portant organisation de l’enseignement supérieur, a souligné, lundi 24 février à Rabat, le directeur de l’enseignement supérieur et du développement pédagogique au ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Tahiri. 


Intervenant à l’occasion de la conférence de clôture du projet de jumelage, M. Tahiri a noté que ce projet de 24 mois, s’inscrit dans le cadre de la réalisation du programme "Réussir le statut avancé II", visant à rapprocher davantage le système d’enseignement supérieur du système européen.

“Les résultats obtenus aussi bien sur le plan législatif que pédagogique sont très fructueux”, s'est réjoui le responsable du ministère, précisant que sur le plan pédagogique, les nouveaux fondements méthodologiques prévus par ce projet d’appui de l’enseignement supérieur veilleront, à réorganiser les programmes du premier et second cycle universitaire, à travers la mise en place du programme “bachelor”, la diversification des filières de formation et leur professionnalisation, de même que des modalités d’enseignement via la nouvelle stratégie e-learning.

“Ainsi, le Maroc sera en mesure de profiter davantage des avancées technologiques pour améliorer ses méthodes pédagogiques” a-t-il relevé.

M. Tahiri a par ailleurs indiqué que certaines recommandations concernent particulièrement l’aspect de gouvernance, notamment l’élaboration d’un système d’information efficace et efficient, soulignant que le recours au benchmark permettra une meilleure efficacité dans la remontée de l’information.

"Il est fondamental de mettre en place un tableau de bord au niveau de l’administration centrale", a-t-il dit, notant qu’il s’agit d’un moyen fiable de se tenir au courant des réalisations au sein des établissements supérieurs.

De son côté, le chef de la coopération de la délégation de l’Union Européenne au Maroc, Philip Mikos, a mis en exergue l’importance de ce projet de jumelage dans la mobilité des enseignants et chercheurs, affirmant que ces échanges garantissent la richesse de la recherche et de l’innovation et permettent une coopération plus approfondie entre le Maroc et l’Union Européenne.

Dans ce sens, M. Mikos a évoqué le "processus de Bologne" qui tente de jeter des ponts pour faciliter la mobilité des universitaires souhaitant bénéficier de l’expérience d’un autre pays, révélant que la mise en œuvre du système de crédits permet aux étudiants de bénéficier d’un programme d’échange international et de faire des cursus académiques complémentaires dans diverses universités à travers le monde.

"Ce jumelage institutionnel trace la voie des prochaines années de coopération Maroc-UE dans le domaine de l’enseignement supérieur", a souligné M. Mikos, indiquant que l’Union Européenne est engagée depuis plus de 20 ans aux côtés du Maroc dans le secteur de l’enseignement, à travers des programmes de réformes sectorielles.

Dans ce sens, il a rappelé qu'une vingtaine de projets de renforcement des capacités dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche ont été mis en place par l’Union Européenne, dans le cadre du programme Erasmus, de même que les bourses octroyés chaque année pour la mobilité des étudiants.

Pour sa part, la conseillère de l'éducation à l’ambassade d'Espagne au Maroc, Maria Antonia Trujillo a mis en relief l’intérêt de l’université marocaine de dispenser une éducation de qualité et de promouvoir la recherche scientifique, évoquant à cet égard les travaux entrepris par le ministère délégué chargé de l’enseignement supérieur et l’ambassade d’Espagne, pour la signature d’un protocole d’accord pour la promotion de la coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur entre les deux pays.

Mme Trujillo a salué le processus de réforme du système éducatif entrepris par le Maroc, affirmant à cet égard la volonté de l’Union Européenne de s’aligner avec le Royaume et de contribuer activement à relever les nouveau défis.

"Le projet de jumelage institutionnel est une étape importante dans la réussite du statut avancé", a noté la conseillère, ajoutant que les relations du Maroc avec l’Union Européenne ne sont pas uniquement politiques, mais sont avant tout des relations humaines historiques.

Ce jumelage institutionnel d’une durée de 24 mois (de mars 2018 à février 2020), a été réalisé dans le cadre du programme "Réussir le Statut avancé II", financé par l’Union Européenne à hauteur de 13 millions de dirhams et géré avec l’appui de la Direction du trésor et des finances extérieures.

Il a pour objectif d’accompagner la réforme du système de l’enseignement supérieur au Maroc dans le cadre de la mise en œuvre de la vision stratégique 2015-2030 et du rapprochement avec l’espace européen de l’enseignement supérieur.

Cette conférence de clôture, associée à une table ronde sous le thème "Vers une ingénierie pédagogique innovante" a été une occasion de faire le point sur les principales réalisations pendant ces deux ans de coopération, notamment concernant le cadre législatif et réglementaire marocain, la diversification de l’offre de formation, la stratégie e-learning, la mise en oeuvre du système de crédits ou encore la consolidation des outils de pilotage.

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