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Santé

Le 21ème siècle en passe de devenir "l'ère des pandémies" si des changements drastiques ne sont pas opérés (étude)

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La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la biodiversité et les pandémies. Le 21ème pourrait devenir “l’ère des pandémies” si des changements ne sont pas opérés sur le comportement humains vis-à-vis de la nature. 

La Covid-19 est au moins la sixième pandémie mondiale depuis la grande pandémie de grippe de 1918, et bien qu'elle ait ses origines dans des microbes portés par des animaux, comme toutes les pandémies, son émergence a été entièrement alimentée par les activités humaines, indique le rapport de l’IPBES. Les experts de la Platerforme estiment qu’il existe encore 1,7 million de virus “non découverts” chez les mammifères et les oiseaux, dont près de 850.000 pourraient avoir la capacité d’infecter les humains.

Ainsi, si les êtres humains n’opèrent pas des changements drastiques dans leur mode de vie et de consommation, les futures pandémies émergeront plus souvent, se propageront plus rapidement, feront plus de dégâts à l'économie mondiale et tueront plus de personnes que la Covid-19.

« Les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique et de la perte de biodiversité alimentent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement. Des changements dans la façon dont nous utilisons la terre ; l'expansion et l'intensification de l'agriculture ; et le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune, le bétail, les agents pathogènes et les humains. C'est la voie vers les pandémies », a affirmé le Dr Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et président de l'atelier IPBES.

Selon les 22 experts mondiaux ayant produit le rapport de l’IPBES, l’enjeu réel ne réside pas dans le fait de combattre les pandémies à l’aide de thérapies et de vaccins, mais dans le fait de les éviter. Pour ce faire, l’activité humaine devrait être moins compromettante à la survie de la faune et de la flore, afin de réduire tout contact avec elle. Selon le rapport, répondre aux maladies après leur émergence avec des mesures de santé publique et des solutions technologiques, en particulier la conception et la distribution rapides de nouveaux vaccins et thérapies, est une « voie lente et incertaine » et cela a un coût énorme en termes de souffrances et de dommages économiques.

 

 

 

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