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La DGAPR poursuit ses efforts visant à renforcer la sécurité et la sûreté dans les établissements pénitentiaires

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La Délégation générale à l'Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a poursuivi ses efforts pour renforcer la sécurité et la sûreté dans les établissements pénitentiaires, à travers la sécurisation des installations et des bâtiments, la fourniture des équipements de sécurité nécessaires et la rationalisation de la gestion des ressources humaines en charge de la garde et de la sécurité, a souligné le rapport d’activité de la DGAPR.

Ainsi, l'année 2020 a été marquée par l’équipement de nouveaux pénitenciers de systèmes de surveillance électronique dans le but de contrôler tous les mouvements au sein de ces établissements, de mettre fin à l’introduction d’objets interdits, de surveiller les zones sensibles et difficiles d’accès, de documenter les événements qui s'y déroulent, déterminer les responsabilités et diligenter une intervention en cas d'urgence.

Selon le rapport, 29 établissements pénitentiaires sont équipés de systèmes numériques avancés de surveillance par caméra, connectés à une salle de surveillance centrale. En outre, 33 autres établissements disposent d'un système de vidéosurveillance, alors que 6 établissements ont vu leurs systèmes renforcés à travers le renforcement et le remplacement des caméras et des appareils de monitoring.

Afin de faciliter l’opération de contrôle et d'inspection pour assurer la sécurité de l'établissement pénitentiaire, des détenus et des employés, ainsi que des usagers, les prisons ont été équipées d'un nombre important de matériels et d'équipements électroniques pour détecter les objets interdits, a indiqué la même source, notant que ces mesures logistiques ont été renforcées par les mesures de sécurité habituelles qui contribuent à réduire les violations et les agressions et mettre fin à l’introduction d’objets interdits.

Ces mesures, a ajouté le rapport, permettront une évolution très positive des indicateurs de sécurité. Le nombre de contraventions notifiées au ministère public est passé de 14.461 affaires en 2019 à 13.356 affaires en 2020, soit une baisse de 7,64%. Au cours de la même période, le nombre de saisies de drogues a diminué de 1.269 cas à 773, soit un recul de 39%, alors que le nombre de saisies de téléphones portables est passé de 858 à 218, soit une baisse de 74,59%. Le nombre de cas de saisie d'argent a été ramené de 548 à 213 cas, soit -61,13%.

Concernant l'évaluation de l’'introduction des paniers repas dans les établissements pénitentiaires, le rapport a révélé que cette mesure a permis de réduire largement le nombre de saisies de produits illicites en 2019 par rapport à 2016, avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. En effet, les cas de possession de drogue ont diminué de 48,16%, les saisies de téléphones portables de 91,73%, les saisies d'argent de 63,80% et le nombre de saisies d'objets tranchants de 47,08%.

En matière d'allègement de la charge de travail des employés, 52% des fonctionnaires affectés au contrôle et à l'inspection des paniers d’approvisionnement ont été dispensés de ces tâches.

Par ailleurs, le rapport souligne que la DGAPR a œuvré à l'élaboration d'un guide de gestion des détenus dangereux, destiné à tous les employés des établissements pénitentiaires, en particulier ceux qui sont en contact quotidien et direct avec les détenus de la catégorie des dangereux, dont le comportement pourrait être une menace pour la sécurité et la sûreté en général, nécessitant des mesures sécuritaires renforcées.

Ce guide vise, d’après le rapport, à orienter les fonctionnaires vers les mesures et procédures à adopter pour gérer cette catégorie de détenus, conformément aux normes internationales stipulant la protection des droits de l’homme et la préservation de la dignité humaine, ainsi que dans le respect des dispositions de la loi 23/98 régissant les établissements pénitentiaires, du décret portant son application et des procédures de gestion sécuritaire.

Au cours de l'année 2020, la DGAPR a travaillé sur l’aménagement de nouveaux quartiers dédiés à cette catégorie de détenus dans certains établissements pénitentiaires, le but étant de mettre en œuvre un système de classification dans le plein respect des lois réglementaires en vigueur, des principes fondamentaux des droits de l’homme et des règles de traitement des détenus, a conclu le rapport.


 

 

 

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