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La COVID-19 a freiné 20 ans de progrès en matière d'ODD (rapport Goalkeepers)
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La COVID-19 a freiné 20 ans de progrès en matière d'ODD (rapport Goalkeepers)

Les répercussions de la Covid-19 ont interrompu 20 ans de progrès au profit de la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) des Nations unies et accentué les inégalités en Afrique, selon le rapport annuel Goalkeepers de la Fondation Gates. 

La pandémie de la COVID-19 a mis les progrès réalisés mondialement en matière d’objectifs de développement durable (ODD) “au point mort”, affirme le rapport Goalkeepers 2020 de la Fondation Gates. Les répercussions du Covid-19 ont interrompu 20 ans de progrès au profit d’ODD et accentué les inégalités en Afrique. “La pandémie de  peut également être décrite comme « une série de catastrophes qui s’amplifient mutuellement »”, fait savoir le rapport.

Santé, éducation ou encore économie, les répercussions de la COVID-19 se sont rapidement étalées sur les différentes facettes de la société. En matière de santé, le rapport fait savoir qu’en matière de couverture vaccinale, “la couverture avait baissé jusqu’à atteindre des niveaux observés pour la dernière fois dans les années 1990. En d’autres termes, nous sommes revenus près de 25 ans en arrière en quelque 25 semaines”. 

En matière d’éducation, le rapport Goalkeepers estime que l’enseignement à domicile a été “une catastrophe pour l’éducation”. Se basant sur les données recueillies durant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, il est fort probable selon le rapport, que quand les écoles rouvriront, les filles soient moins susceptibles d’y retourner, réduisant ainsi leurs opportunités et celles de leurs futurs enfants. 

L’économie mondiale n’est pas prête à revoir ses beaux jours bientôt. Le Fonds monétaire international prévoit que, malgré les 18 000 milliards de dollars déjà injectés pour stimuler les économies à travers le monde, l’économie mondiale, perdra 12 000 milliards de dollars, ou plus, d’ici la fin de 2021, relève-t-on de même source.

Pour évaluer l’ampleur de ces pertes, le rapport met la récession actuelle en comparaison avec des crises économiques précédentes. Il en ressort qu’ “en termes de recul du produit intérieur brut (PIB) mondial, il s’agit par exemple de la pire récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale”.

Dans les mêmes termes, “les pertes financières causées par la COVID-19 sont deux fois plus importantes que celles de la « Grande récession » de 2008. La dernière fois qu’autant de pays étaient en récession en même temps date de 1870”, poursuit le rapport, précisant que dans certains pays, les dépenses pour les plans de relance d’urgence et la protection sociale ont permis d’éviter le pire.

Ce n’est pas le cas des pays d’Afrique subsaharienne qui risquent de pâtir énormément de la pandémie. “ En moyenne, chaque année, les économies des pays d’Afrique subsaharienne ont connu une croissance plus rapide que le reste du monde entre 2000 et 2015, mais l’Afrique subsaharienne reste la région dont les revenus sont les plus faibles au monde. La plupart de ces pays ne peuvent emprunter l’argent dont ils ont besoin pour minimiser les dégâts, et leurs banques centrales ne disposent pas de l’éventail de solutions auxquelles la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine ont accès”, relève le rapport.

En même temps, “l’extrême pauvreté a augmenté de 7 % en quelques mois seulement en raison de la COVID-19, mettant fin à 20 années consécutives de progrès”, poursuit le document. Les femmes sont une catégorie plus susceptible de tomber en dessous du seuil de pauvreté que les hommes, dans les pays à revenu faible et intermédiaire. “Celles-ci, pour la plupart, travaillent dans le secteur informel qui a tendance à fonctionner dans des espaces désormais inaccessibles” explique le rapport, soutenant qu’ “en Afrique, les revenus des travailleurs informels ont chuté de plus de 80 % au cours du premier mois de la pandémie”.

 

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