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Intégration régionale : lancement des travaux de construction du pont de Rosso entre la Mauritanie et le Sénégal

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP

Les travaux de construction du pont de Rosso qui reliera la Mauritanie et le Sénégal ont été lancés mardi.

Le pont, dont les travaux de construction ont été lancés par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son homologue sénégalais, Macky Sall, devra enjamber le fleuve Sénégal sur 1,5 kilomètre et assurera une circulation fluide entre le sud de la Mauritanie et le nord du Sénégal.

Cette infrastructure, qui devrait permettre de réduire les temps de trajet et de baisser les coûts de transport, est de nature à faire progresser les échanges commerciaux le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, renforçant ainsi l'intégration entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.

"Intégrer, développer et faire la différence dans le quotidien des populations, ce sont trois ambitions que nous voulons réaliser avec le pont de Rosso, pour en faire un véritable trait d’union entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, a affirmé le vice-président de la Banque africaine de développement, Solomon Quaynor.

Plus de 41 millions d’euros ont ainsi été mobilisés par la Banque africaine de développement pour réduire de plus de 80% la durée du trajet, tripler environ le commerce transfrontalier et baisser considérablement le coût de transport.

"Avec le pont Sénégambie que nous avons financé, le pont de Rosso vient compléter le seul maillon manquant des corridors Tanger-Lagos et Alger-Dakar", a-t-il fait savoir.

"C’est un bel exemple de coopération avec nos partenaires, l’UE et la BEI ", s'est il réjoui.

Pour sa part, l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal (UE), Irène Mingasson a indiqué que "Forte de son expérience, l’Union européenne est convaincue de la nécessité d’appuyer l’intégration régionale ouest-africaine et continentale".

Selon elle, le pont de Rosso est un emblème de cette ambition portée par deux pays mais attendue aussi par leurs voisins, dans la région et au Maghreb, et au-delà en Europe.

"Construire un pont, c’est un acte fort, une projection vers demain, presque un rêve, d’optimisme et de résolution à renforcer toutes les facettes d’une relation, économique, commerciale, sociale et humaine", a-t-elle souligné, notant que la participation à la réalisation de cette ambition est une évidence pour la Team Europe, qui s’investit profondément tant au niveau politique qu’au niveau des investissements qui faciliteront la circulation des personnes et des biens, le développement des entreprises, la mobilité et le dynamisme économique.

A l’instar de ce pont de Rosso, la reconstruction de la route Nouakchott-Bombri, à quelques kilomètres d’ici, fait progresser l’axe Nouakchott-Dakar, au bénéfice des populations".

Pour Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), "le renforcement des transports transfrontaliers est essentiel pour le commerce, l'activité économique et la cohésion sociale".

D’après la même source, la Banque européenne d'investissement est "heureuse de soutenir cette liaison de transport prioritaire, en partenariat avec le Sénégal, la Mauritanie, la Banque africaine de développement et l'Union européenne".

Le responsable a précisé que le projet du pont de Rosso facilite la coopération internationale et renforce le commerce transafricain, soulignant qu’en promouvant le développement du secteur privé (notamment agricole), le projet favorise le maintien et la création d’emplois, et de ce fait contribue à lutter contre la pauvreté.

Selon la BAD, le coût total du projet est d’environ 88 millions d’euros, composé d’un don de 20 millions d’euros de l’UE et deux prêts d’environ 41 millions d’euros de la Banque africaine de développement en faveur des deux pays et de 22 millions d’euros de la BEI.

Une enveloppe qui couvre également les aménagements et équipements sociaux-économiques ainsi que les mesures de facilitation du commerce. Le restant des financements est assuré par des fonds de contrepartie engagés par les deux Etats.

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