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J'ai tant de choses à vous dire

REPLAY / Une journée à Marrakech, en compagnie de Mahi BINEBINE, un artiste au grand cœur

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Peintre, sculpteur et écrivain, Mahi BINEBINE fait partie de ces personnalités célèbres avec qui on aimerait bien se retrouver autour d'un café pour débattre des idées et partager des opinions. Ancien professeur de mathématiques, il est aujourd’hui une des figures majeures du paysage artistique marocain connu dans le monde entier par ses personnages (toiles/sculptures) courbés, ligotés qui transcendant ses blessures d’enfance…

Des souvenirs dont l’artiste nous confiera avec son rire très communicatif lors d’une discussion passionnante, le temps d’une promenade dans son Marrakech natal avec Hanane HARRATH dans «J’ai tant de choses à vous dire» du jeudi 23 janvier à voir ou revoir en REPLAY.

Nombreux sont les lieux de la ville ocre que MAHI BINENBINE aime bien visiter fréquemment, mais le jardin des arts lui tient particulièrement à cœur. Cet ancien parc public "délabré" s’est vu offrir une seconde vie grâce à une initiative de l’artiste qui, avec le concours d’une vingtaine de confrères, l’a transformé en un parc de sculptures à l’occasion de la COP 22 (Conférence de Marrakech de 2016 sur les changements climatiques) en novembre 2016. C’est le point de départ de cette promenade-interview qui commence sous les airs d’une chanson de Léo FERRE.

«Cette blessure d’où je viens», un titre évocateur

Au cœur de la Médina, c’est à Derb Jdid, le quartier de son enfance, à Riyad Zaytounn Laqdim qu’il a construit sa personnalité au sein d’une fratrie de 7 enfants élevés par une mère seule après le départ du père. Une maman courageuse qui sera le meilleur exemple à suivre pour tracer leur avenir. A 40 ans, cette femme qui travaillait comme secrétaire, décida de changer son destin en s’inscrivant à l’Université, sans Bac, pour décrocher sa licence en études de droit.

Mahi le mathématicien, Mahi l’artiste

Un mentor qui a toujours exigé que Mahi et ses frères/ sœurs «soient les meilleurs dans tout ce qu’ils entreprennent» à commencer par leur parcours scolaire et ainsi fut fait. Brillant élève, empathique et très créatif celui qui voulait devenir musicien à l’âge de 15 ans sera toujours le premier de la classe… Un rêve qu’il mettra en attente pour poursuivre ses études supérieures de mathématiques à l’Université de Jussieu à Paris et devient enseignant. Huit ans après, sa passion prend le dessus. Il met fin à sa carrière de professeur pour prendre des cours de dessin dans les règles de l’Art.  Sa vocation artistique tant rêvée, il va la réaliser aux Etats-Unis mais c’est à Marrakech qu’il trouve l’inspiration et c’est alors qu’il décide de rentrer au bercail, une source inépuisable des personnages de ses toiles vendues dans le monde entier. D’ailleurs ses tableaux font partie de la collection permanente du Musée Guggenheim de New York et ses 12 romans traduits dans plusieurs langues.

L’enfance dans la Médina, la famille et l’éducation : Des fondations aux sources d’inspirations

A l’heure du déjeuner, la discussion se prolonge dans un restaurant marocain de la Médina, un magnifique riyad, où il vient souvent savourer son plat préféré. Avec son éloquence et son humour indissociables, l’artiste et écrivain se livre aux confessions sur ses angoisses, ses peurs, le spectre des années de plomb et ses inquiétudes mais aussi de l’évolution du pays, du développement, du chemin de la réconciliation et du défi de l’éducation…

L’éducation et l’insertion sociale des jeunes : C’est aussi le rôle de l’Artiste

L’éducation des jeunes, c’est une mission qu’il s’est assignée car pour lui «Les artistes sont des éveilleurs de conscience» dont le rôle est aussi de «Créer le rêve pour les jeunes et moins jeunes et surtout leur permettre de rêver chez eux». Pour réussir son pari, le peintre-sculpteur et écrivain a fondé, en 2005, un internat pour la scolarisation de la jeune fille rurale, chapeauté par ses sœurs Touria et Leila qu’il nous fera visiter.

L’artiste a également créé 5 centres culturels (Agadir, Tanger, Marrakech) en association avec le réalisateur Nabil AYOUCHE, après le succès de la première expérience à Casablanca «Les étoiles de Sidi Moumen» inspiré du titre de son roman porté à l’écran par son associé.

Le coup de Cœur, les rituels et le rêve de Mahi BINEBINE

A l’heure du déjeuner, la discussion se prolonge dans un restaurant marocain de la Médina, un magnifique Riyad, où il vient souvent savourer son plat préféré. Avec son éloquence et son humour indissociables, l’artiste et écrivain se livre aux confessions sur ses angoisses, ses peurs, le spectre des années de plomb et ses inquiétudes mais aussi de l’évolution du pays, du développement, du chemin de la réconciliation et du défi de l’éducation…

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