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Sortie dans les salles de Burnout de Noureddine Lakhmari
Cinéma

Sortie dans les salles de Burnout de Noureddine Lakhmari

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Très attendu par les cinéphiles marocains, le nouveau-né de Noureddine Lakhmari est sorti dans les salles obscures ce mercredi 11 octobre. 2m.ma l’a découvert lors d’une avant-première marquée par les présences de nombreuses personnalités du microcosme culturel.
Le directeur du Centre cinématographique marocain, Sarim Fassi Fihri, le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, ou encore le fondateur de la fondation Zakoura Éducation, Noureddine Ayouch. Tous étaient présents ce mardi 10 octobre au Mégarama à Casablanca afin de prendre part à l’avant-première nationale de Burnout.

Le troisième film du réalisateur marocain, qui boucle sa trilogie avec pour point en commun la ville de Casablanca, raconte l’histoire de plusieurs personnages au bout du gouffre qui essaient de s’en sortir. Pour le cinéaste, c’est d’abord une histoire de « rédemption » qui appelle le spectateur à se remettre en question pour avancer dans la vie.

Au fil de l’histoire, nul ne peut ignorer la signature de Lakhmari. Du cinéma noir aux influences scandinaves, en passant par des personnages ténébreux mais fragiles à la fois, sans oublier les problèmes sociaux qui s’entremêlent pour décrire la réalité telle qu’elle est : tel a été le ressenti final de cette recette explosive. La beauté des prises de vue, sublimant la ville de Casablanca à souhait, et la pertinence des cadrages ont pris leurs revanches sur la faiblesse du jeu d’acteurs.

Malgré une direction  maitrisée, certains n’ont pas pas toujours su convaincre. C’est notamment le cas de Morjana Alaoui, qui interprète l’un des premiers rôles féminins. En dépit de son charisme qui crève l’écran et de son minois agréable à regarder, l’actrice ne dégage aucune émotion. Le premier rôle masculin, joué par Anas El Baz, n’est pas en reste. La platitude du jeu a presque camouflé la complexité du personnage, pourtant touché par une violente dépression et d’une phase de remise en cause.  

Mais de manière générale, la beauté du film sur le plan technique font que le produit se regarde d’un trait, et que le spectateur s’attache aux personnages et s’y identifient.

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