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Economie

Rapport de la BAD : l’économie marocaine demeure résiliente mais subira un léger ralentissement en 2019

Sanae TalebSanae Taleb

La Banque africaine de développement (BAD) a présenté l’édition 2019 du rapport « Perspectives économiques en Afrique » en marge de la 32ème Session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Afrique qui s’est tenu ce vendredi à Addis-Abeba.

Sous le thème « L'intégration pour la prospérité économique de l'Afrique », le rapport met en lumière les perspectives économiques et les projections de croissance de l’ensemble du continent et de chacun des 54 pays.

Les perspectives économiques pour le Maroc à moyen terme sont favorables mais connaîtront une décélération de la croissance du PIB réel qui devrait s’établir à 2,9 % en 2019, avant un rebond à 4 % à partir de 2020. Le ralentissement projeté en 2019 serait attribuable au léger recul de la valeur ajoutée du secteur primaire.

L’économie marocaine demeure résiliente. La croissance du PIB réel reste positive, mais connaît une décélération, pour s’établir à 3,1 % en 2018 contre 4,1 % en 2017 en lien avec une pluviométrie moins abondante en 2018 qu’en 2017.

Le déficit budgétaire, estimé à 3,9 % en 2018 contre 3,7 % en 2017 devrait baisser graduellement, sous l’effet de la consolidation budgétaire et des réformes fiscales, la rationalisation des dépenses publiques, et une mobilisation accrue des recettes.

Le selon le rapport de la BAD, l’introduction en 2018, par Bank Al-Maghrib, du régime de taux de change flottant contrôlé dans une plage (± 2,5 %), contre (± 0,3 %) auparavant, a été perçue comme un signe positif par les investisseurs et une étape importante vers une grande flexibilité du régime de change.

Lors des 8 premiers mois de l’année 2018, le cours du dirham s’est apprécié de 1,9 % contre l’euro et s’est déprécié de 0,9 % face au dollar américain. Dans ce contexte, l’endettement du Maroc reste soutenable et devrait diminuer à moyen terme.

Le Maroc a réalisé des performances économiques remarquables au cours de la dernière décennie.

Le déficit du compte courant est estimé à 3,8 % du PIB en 2018, marquant ainsi une légère augmentation par rapport à 2017, dure essentiellement à une augmentation des importations de pétrole et de biens d’équipement partiellement compensée par les recettes touristiques et les transferts.

 Le stock d’infrastructures structurantes a été accru grâce à un taux d’investissement porté en moyenne à 34 % sur la décennie 2008-2018, contre 29,8 % en 2007, améliorant l’attrait du pays pour les investissements directs étrangers. Néanmoins, la croissance n’a pas été suffisamment inclusive, et recule l’atteinte du stade de pays émergent.

Dans l’agriculture, principale source de revenus en zone rurale, les gains de productivité sont encore faibles malgré le Plan Maroc Vert destiné à promouvoir l’agriculture et à alimenter l’industrie. La gravité des contraintes hydriques affecte la production, et accroît la volatilité des revenus agricoles, laquelle conduit à l’exode rural.

La diversification de l’économie dans les métiers de l’automobile, de l’aéronautique et l’électronique est un des objectifs clés du Plan d’accélération industrielle.

Par ailleurs, Perspectives économique en Afrique est un outil pour les décideurs, universitaires, investisseurs, experts en finance et aussi pour la presse. Il est largement utilisé pour étayer les décisions politiques et améliorer l'efficacité opérationnelle des institutions.

Les Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement de cette année montrent que la performance économique générale du continent continue de s'améliorer. Le produit intérieur brut aurait atteint 3,5% en 2018, soit un niveau comparable à celui de 2017 et à 2,1% en 2016. La croissance du PIB de l'Afrique devrait s'accélérer à 4,0% en 2019 et à 4,1% en 2020.

Or, cette croissance n’est pas assez rapide pour remédier aux déficits budgétaires et courants persistants et à la dette insoutenable. En effet, les pays doivent adopter une trajectoire de croissance supérieure et accroître l'efficacité de la croissance pour générer des emplois décents.

Les perspectives pour 2019 montrent que les résultats macro-économiques et de l'emploi sont meilleurs lorsque l'industrie est en tête de la croissance.

 

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