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Don du sang:  dans les mosquées, les fidèles donnent l'exemple
Santé

Don du sang: dans les mosquées, les fidèles donnent l'exemple

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Ramadan, mois d’entraide et de générosité voit fleurir les actions de bienfaisance. Plusieurs fidèles, profitant de leur présence dans les mosquées pour accomplir la prière de Tarawih, font don de leurs précieux liquide. Un acte charitable noble qui s'inscrit dans le cadre de l’opération nationale de collecte de sang, lancée à l’occasion de l’avènement du mois sacré de Ramadan par le Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie (CNTSH).

"Une campagne fructueuse", se félicite Mohammed Benajiba. Contacté par 2M.ma, le Directeur du Centre national de transfusion sanguine et d'hématologie confirme l’impact très positif de cette collecte ramadanesque sur l’état des réserves en produits sanguins.

"Comme chaque mois de ramadan, nous lançons cette campagne au niveau de toutes les régions. 96 mosquées sont concernées en plus de centres de transfusions, des banques de sang et des 4 camions".

Le stock national de poches de sang a atteint un niveau satisfaisant de consommation allant jusqu'à huit jours, avec d'importantes disparités entre les grandes et les petites villes.

M. Benajiba évoque en revanche une crise au niveau de la ville de Casablanca où le stock est de 2 jours seulement ou encore à Fès, où les signes ne sont pas verts, avec un flux de donneurs faible variant de 30 à 35 dons par jour, sachant qu’une poche de sang peut contenir 450 millilitres de sang.

En ces trois premiers jours de collecte, les contributions se sont avérées plutôt substantielles, dépassant parfois les moyens mis en œuvre par le Centre. Un engouement auquel Docteur Benajiba réagit en demi-teinte. 

"A voir la foule que draine la prière de Tarawih dans les différentes mosquées du royaume, le nombre de donneurs est par conséquent  important. Nos capacités ne permettent pas de satisfaire tous les donneurs. Aussi, la durée de prélèvement reste limitée. Si l’on compte de 21h30 à 2h du matin, 5 heures de travail, ce n’est pas suffisant pour collecter un nombre suffisant de prises de sang" , se désole M. Benajiba. 

 

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