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Architecture

Plaidoyer à Agadir pour une nouvelle architecture des services déconcentrés de l’État

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP

Les participants à un atelier sur la déconcentration dans le cadre des premières assises nationales de la régionalisation avancée, ont plaidé, vendredi à Agadir, pour la mise en place d’une nouvelle architecture des différents services de l’État dans l’objectif d’organiser et élargir les attributions des différents responsables territoriaux.

Lors de ce panel, des intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de poser les jalons d’une administration décentralisée caractérisée par le partage des prérogatives et la distribution des rôles au niveau vertical, en vue de permettre aux services déconcentrés d’assurer pleinement leurs missions.

Pour Samir Mohamed Tazi, Wali attachée à l’administration centrale au ministère de l’Intérieur, la déconcentration administrative ‘’offre un cadre fondateur’’ de la gestion de l’administration, dans le but d’accompagner la mise en œuvre de régionalisation avancée. ‘’Le développement du processus de régionalisation doit aller de pair avec une politique efficace de la déconcentration administrative’’, a-t-il noté rappelant dans ce sens les Hautes Orientations Royales, contenues notamment dans le dernier Discours adressé par SM le Roi Mohammed VI à la Nation à l’occasion de l’anniversaire de la révolution du Roi et du peuple le 20 août 2019.

Le wali a mis l’accent, à cet effet, sur la teneur de la charte nationale de déconcentration administrative qui a fait de ‘’l’accompagnement de l’organisation territoriale décentralisée du Royaume, axée sur la régionalisation avancée et sur la garantie de l’efficacité et d’efficience, l’un des objectifs principaux de la Charte’’.

Et d’ajouter que cette Charte s’articule autour de piliers visant essentiellement à ériger la région en leader en matière de mise en œuvre des politiques publiques et à consacrer le rôle central du wali de la région, en vue d’assurer le bon fonctionnement de tous les services.

Ahmed Laamoumri, secrétaire général du département de la Fonction publique, a souligné, de son côté, que la Charte nationale de déconcentration administrative représente une étape ‘’décisive’’ pour consacrer le chantier de la régionalisation avancée, passant en revue certains éléments fondamentaux de cette charte. La mise en application de la charte requiert l’adoption d’une nouvelle architecture de répartition des prérogatives entre le central et les autres niveaux territoriaux de l’administration, le renforcement de l’efficacité des services déconcentrés et la mutualisation des moyens humains et matériels.

Abderrahim Lakssiri, président de la commission de la régionalisation avancée et du développement rural et territorial au Conseil économique, social et environnemental, a estimé que l’entrée en vigueur de la charte constitue une ‘’étape décisive’’ sur la voie de la consécration de la régionalisation avancée.

Faisant observer que cette Charte opère une nouvelle redistribution des attributions, il a souligné que cette initiative aspire à améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale à travers le renforcement des compétences des services déconcentrés.

La réforme des centres régionaux d’investissement et la création des commissions régionales unifiées d’investissement s’inscrivent dans cette même optique, a-t-il ajouté, appelant à assurer le suivi et l’évaluation continue du processus de décentralisation et organiser une rencontre régionale annuelle de consultation rassemblant les acteurs du territoire.

Placées sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ces premières Assises Nationales de la régionalisation avancée, organisées par le ministère de l'Intérieur et l'Association des Régions du Maroc, connaît la participation d'environ 1.400 personnes, notamment des élus, des représentants de divers secteurs ministériels, des institutions constitutionnelles et des institutions publiques, des universitaires, des experts nationaux et internationaux et des acteurs de la société civile.

Une série de sujets seront, deux jours durant, passés au crible lors de ce conclave, dont le développement régional intégré entre les impératifs de la réduction des disparités territoriales, les enjeux de la compétitivité et l'attraction de l’investissement, la gouvernance financière et les problématiques de financement des régions entre enjeux et perspectives, en s'arrêtant notamment sur les piliers d'une bonne gouvernance de l’action publique territoriale. 

 

 

 

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