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ONU : les maires d'Al-Hoceima et Chefchaouen participent à une conférence sur le leadership local pour le climat

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Les maires des villes marocaines d'Al Hoceima, Mohamed Boudra, et de Chefchaouen Mohamed Sefiani, ont pris part samedi à New York à une conférence sur le leadership local pour le climat, organisée en prélude au Sommet Action Climat 2019 des Nations Unies.

S'exprimant à cette occasion, M. Boudra a passé en revue les défis auxquels font face les villes marocaines en termes notamment de financement adéquat et de ressources humaines qualifiées à la préparation de projets.

Certaines régulations, a-t-il ajouté, sont en retard par rapport aux nouveaux agendas, particulièrement en matière de marchés publics, une situation qui empêche le recours aux innovations disponibles.

Il a dans ce sens mis en avant l'engagement du Royaume aux côtés de ses partenaires nationaux, régionaux et internationaux à "agir pour que les villes puissent devenir leurs propres ingénieurs de solutions".

"Il s’agit pour les villes de se prendre en main", a-t-il dit, soulignant l’impératif de déployer un Agenda de l’action et des solutions d’ici 2030 pour mettre les villes et régions à l’avant-garde de l’innovation.

M. Boudra, également président de l'Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC), a en outre évoqué le lancement de l’initiative d’un programme national d’ingénierie financière Climat à destination des villes et régions du Royaume.

Le Programme d’expertise finance climat infranationale (PEFCLI), a-t-il précisé, a été lancé par l’association des Maires marocains, en partenariat avec la Direction générale des collectivités territoriales au sein du ministère de l’intérieur, et l’association des régions au Maroc, avec l’appui du Fonds mondial pour le développement des villes (FMDV).

"Il s’agit de mettre à disposition des villes et régions les compétences adéquates pour préparer les projets et rechercher les financements ad hoc", a expliqué M. Boudra, faisant savoir que le premier lot de projets climat des collectivités marocaines, prêts à être financés, sera disponible en 2020.

Cette collaboration avec les autorités centrales, a-t-il ajouté, "nous a permis d’être reconnus comme un véritable interlocuteur des pouvoirs publics centraux". Elle a aussi abouti à la création d’une Commission des territoires pour le climat au sein du Centre de compétences changements climatiques au Maroc (Centre 4C ), pour ouvrir un chapitre dédié aux villes et régions dans le cadre de la gouvernance climat nationale.

La Commission sera pilotée par l’AMPCC avec l’association des régions, le ministère de l’Intérieur et le secrétariat d’Etat chargé du développement durable, a-t-il fait savoir, relevant que les présidents des conseils communaux auront la capacité de fédérer de l’ensemble des institutions publiques et privées engagées sur leurs territoires dans le cadre de l’Action Climat.

Selon lui, "cette intégration verticale est rare surtout quand elle est à l’initiative des élus". L’adaptation ainsi que la résilience sont des sujets de prédilection et de préoccupation majeures, surtout pour les élus africains.

"Les solutions et ingénieries manquent encore trop sur ces sujets pour que nous puissions travailler à répondre et préparer le futur de nos infrastructures et aider nos populations à s’adapter", a-t-il fait observer.

Pour sa part, M. Sefiani a mis en avant l’engagement du Maroc sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, comme facteur déterminant dans la réussite de plusieurs programmes de développement au niveau national.

Il a dans ce sens évoqué l’organisation réussie de la COP 22 à Marrakech et la construction à Ouarzazate de la plus grande centrale solaire au niveau mondial, outre la Stratégie nationale du développement durable et les engagements NDC CLIMAT "Contributions déterminées au niveau national", un programme très ambitieux du Royaume.

Au plan local, M. Sefiani a mis l’accent sur l’intégration verticale et la connexion avec les gouvernements nationaux et les instances internationales pour mettre en œuvre des plans d’action Climat local et implémenter le Protocol de Paris sur le plan local.

Chefchaouen, a-t-il dit, fait partie des villes marocaines qui ont montré une dynamique d’implication en la matière, notamment l’engagement politique local et la participation au conseil de l’énergie, climat et développement durable qui englobe des acteurs locaux.

La ville a aussi procédé à la création du premier centre info-énergie au Maroc voué au conseil et à la sensibilisation des citoyens et des professionnels sur les aspects de l’énergie durable. Elle a aussi rejoint la convention internationale des maires pour le climat et l’énergie et a élaboré avec une approche participative l’agenda climat 2030 au niveau local, a souligné M. Sefiani.

Le Sommet Action Climat 2019 se tient lundi au siège de l’ONU à New York, à l’initiative du secrétaire général des Nations-Unies, avec comme objectif de favoriser la mobilisation en faveur de l’action climatique.

Cette réunion mondiale sera marquée par la participation d’une pléiade de chefs d’Etat et de gouvernement qui annonceront des initiatives et plans d’action pour endiguer le phénomène du changement climatique.

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