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Niamey: Le Maroc appuie le processus de paix, choix stratégique pour le règlement du conflit palestino-israélien

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP

Le Maroc a réaffirmé, vendredi à Niamey, sa position constante appuyant le processus de paix comme choix stratégique en vue du règlement du conflit palestino-israélien. "Le Maroc réaffirme sa position constante appuyant le processus de paix comme choix stratégique pour aboutir à un règlement juste, pérenne et global du conflit palestino-israélien selon la solution à deux États et de sorte à permette au peuple palestinien frère de recouvrer ses droits légitimes et d'établir son Etat indépendant, viable et souverain, avec Al Qods Est comme capitale", a dit la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l'étranger, Nezha El Ouafi, lors de la 47ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Le Maroc, dont le Souverain, SM le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al-Qods, considère qu'il est impératif de préserver le statu quo d'Al-Qods pour que la ville sainte demeure une terre de rencontre et de dialogue, un symbole de la cohabitation pacifique entre les fidèles des trois religions monothéistes et un centre des valeurs du respect mutuel. Le Royaume, a-t-elle poursuivi, réitère également son attachement à la légalité internationale et son rejet de la politique d'annexion et de toute mesure unilatérale dans les terres palestiniennes occupées car constituant des actes contraires au droit international et aux résolutions onusiennes y afférentes.

Evoquant le thème de cette 47ème session, en l’occurrence "Unis contre le terrorisme, pour la paix et le développement", Mme El Ouafi a affirmé que le Maroc rejette catégoriquement toute tentative, quelle qu'en soit l'origine", d'associer le terrorisme à une religion, une race, une culture et un groupe communautaire ou ethnique. Le Maroc, a enchainé la ministre déléguée, réitère également sa condamnation absolue et sans réserve de toutes les formes du terrorisme et de l'instrumentalisation de la religion à des fins terroristes.

Le combat contre le terrorisme, un phénomène universel et transfrontalier sans liaison aucune avec une religion ou une civilisation particulières, nécessite une approche globale et une coopération et une solidarité internationales à tous les niveaux, d'une manière à prévoir des ripostes efficaces aux menaces qu'il fait planer. De la manière qu'il condamne tous les actes de violences obscures et barbares perpétrés au nom de l'Islam, le Maroc dénonce aussi les provocations attentatoires à la sacralité de la religion musulmane.

Sur un autre registre, Mme El Ouafi a relevé que la session de Niamey intervient alors que l'année 2020 tire à sa fin, une année exceptionnelle au vu de l'impact moral et économique qu'a occasionné la pandémie du coronavirus et les changements qu'elle a induits sur le système sanitaire, économique et social au niveau mondial et, naturellement, dans les Etats membres de l'OCI. Selon la ministre déléguée, le confinement, l'annulation des rassemblements et des différentes activités, la suspension des vols internationaux et la fermeture des écoles et des universités ont significativement impacté les économies de l'OCI où les taux de croissance ont baissé, augurant d'une récession économique cette année et tout au long de la prochaine décennie.

Dans le monde arabe, le nombre des pauvres a augmenté de 8.3 millions lors de la période pandémique pour se situer désormais à 101 millions d'individus considérés comme pauvres, a-t-elle ajouté. D'après elle, cette année est également la pire en termes de décroissance en Afrique, avec une baisse de 0.4 pc de son PIB selon l'ONU qui a fait état de la perte de 20 millions d'emplois. La même situation a prévalu dans le bloc asiatique qui a connu, selon des estimations internationales, une hausse de la pauvreté à hauteur de 12.2 pc.

Cette situation "nous amène à mener des réflexions sur l'adoption d'une approche solidaire multidimensionnelle pour enrayer cette pandémie et en atténuer l'impact économique, selon un plan bien ficelé prospectant les solutions appropriées et tenant compte des disparités en matière de développement entre les Etats membres de l'OCI". Il convient, dans ce sens, de capitaliser sur les ressources humaines, matérielles et énergétiques dont disposent les Etats membres et qui permettraient de dépasser cette crise et de favoriser le développement escompté pour les peuples de la Oumma islamique.

La ministre déléguée a, à cet égard, rappelé que le Maroc a octroyé des aides médicales urgentes au profit de 20 pays et de la Commission de l'Union africaine. Ces aides s'inscrivent dans le cadre de l'initiative lancée par SM le Roi Mohammed VI, le 13 avril 2020, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les efforts des pays africains dans les différentes phases de gestion de la pandémie. Il s'agit, a rappelé la ministre déléguée, d'une démarche pragmatique et orientée vers l’action, destinée à ces pays frères, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques.

Le Royaume du Maroc estime qu'il serait opportun de se pencher sur les possibilités d'opérer quelques amendements sur le programme d'action décennal de l'OCI pour l'adapter à la conjoncture exceptionnelle imposée par la pandémie, notamment pour ce qui est des domaines prioritaires : "Atténuer l'impact de la pauvreté", "L'agriculture et la sécurité alimentaire" et, si nécessaire, ajouter un nouveau domaine qui serait consacré à la lutte contre les pandémies.

A l’ordre du jour de cette session de deux jours, tenue sous le thème "unis contre le terrorisme, pour la paix et le développement", figurent notamment l’élection des membres du bureau du conseil, la passation de la présidence du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI entre les Emirats arabes Unis et le Niger et l’adoption de projets de résolutions, ainsi que l’élection des membres de la Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme (CPIDH) de l'OCI.

 

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