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Le FMI revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2020 et 2021
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Le FMI revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2020 et 2021

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Le FMI table sur un rebond moins fort que prévu de la croissance mondiale en 2020 et 2021 en raison des « mauvaises surprises » dans les économies émergentes, à commencer par l'Inde, et de la persistance de risques notamment géopolitiques.

L'économie mondiale devrait s'accroître de 3,3% en 2020 et de 3,4% en 2021, soit une révision en baisse de 0,1 point et de 0,2 point respectivement par rapport aux projections d'octobre du Fonds monétaire international.

C'est mieux que l'an passé quand la croissance est tombée à son plus faible niveau depuis la crise financière mais cela reste une « reprise poussive », a résumé l'institution de Washington, soulignant que la révision de la croissance indienne (-1,2 point à 5,8%) « représente la part du lion des baisses de prévisions » de croissance.

La signature de l'accord commercial sino-américain est une bouffée d'oxygène pour l'économie mondiale, dont la croissance va rebondir cette année. Mais la reprise sera « poussive » et fragilisée par la persistance de risques géopolitiques, a prévenu lundi le FMI.

Le Fonds monétaire international s'est montré moins optimiste qu'en octobre dans ses dernières prévisions de croissance mondiale publiées lundi, tablant désormais sur 3,3% cette année et 3,4% l'an prochain (-0,1 point et -0,2 point respectivement).

Mais c'est bien mieux que l'an passé quand, sous l'effet de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, la hausse du volume du commerce international avait fondu (+1% après 3% en 2018) et fait tomber la croissance de la planète à 2,9%, son plus faible niveau depuis la crise financière.

Pas de quoi se réjouir pourtant. Cette reprise est freinée par de "mauvaises nouvelles" venues d'Inde qui souffre entre autres du déclin de la consommation, des investissements, des déficits budgétaires et des retards pris dans les réformes structurelles.

De plus, dans d'autres pays, les économies sont secouées par une profonde contestation de la rue. C'est le cas du Chili, en Amérique latine. La crise sociale s'y est déclenchée en octobre, avec des manifestations d'étudiants contre une hausse du prix du ticket de métro, qui se sont muées en une révolte d'ampleur inédite depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Par ailleurs, le regain de tensions géopolitiques, notamment entre les Etats-Unis et l'Iran, pourrait perturber l'approvisionnement mondial en pétrole, nuire au moral et affaiblir les investissements commerciaux déjà timides, note le Fonds dans un communiqué.





 

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