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Lamya Ben Malek, ou l’art de débattre sans limite
Culture

Lamya Ben Malek, ou l’art de débattre sans limite

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Tout juste 20 ans et de l’ambition, Lamya Ben Malek n’en manque pas. Elle est la première marocaine à être consacrée lors du Championnat de France de Débat.

Présidente du club « Révolte-toi Nanterre », c’est aux côtés de 3 autres personnes faisant partie de son équipe qu’elle remporte le Graal de la plus grande compétition de débat universitaire en France, organisée par la Fédération Francophone de Débat.

Cette native de Casablanca vit à Paris depuis plus de deux ans où elle poursuit des études de droit : « Je vis actuellement à Paris dans le cadre de mes études. J’ai commencé des études de droit il y a deux ans et j’entame ma 3ème année à l’université de Paris X (Nanterre) ». En plus d’être une fierté pour le Maroc, Lamya Ben Malek n’hésite pas à mettre en avant ses origines : « Je suis originaire de Casablanca et plus que cela, je suis Casablancaise même quand je n’y suis pas ! ».

 

Une compétition particulière

Il y a deux ans, fraîchement admise à l’université, elle rencontre les orateurs de la Fédération Francophone de Débat qui œuvre pour la promotion de l’art oratoire à l’international en plus d’être le plus grand réseau de clubs de débat francophone au monde. Une aubaine pour cette jeune femme.

Son cheval de bataille : pouvoir intégrer ce club afin de défendre ses opinions et surtout porter sa voix face à un grand public ! C’est ainsi qu’elle a pu grimper les échelons au fur et à mesure. Un chemin qui a abouti à ce sacre. D’autant plus que de cette manière Lamya est devenue la première Marocaine championne de France de débat.

Lors de la finale, son club était opposé à celui de Polytechnique. Elle a défendu ses idées devant un jury composé entre autres d’Inès Bordet, championne du monde de débat, d’Olivier Gracia (chroniqueur et écrivain) ainsi que l’avocat de Jacques Chirac, Me Szpiner, et d’autres professionnels de l’art oratoire.

«C’est une compétition de débat qui consiste à faire gagner son université en équipe», explique Lamya. Et l’étudiante d’ajouter : "Le débat portait sur le sujet suivant ‘’Il vaut mieux vivre 1 jour comme un lion plutôt que 100 comme un mouton". Chaque équipe se voit attribuer un rôle, en l’espèce nous devions défendre la négation du sujet, c’est-à-dire ‘’Il ne vaut pas mieux vivre 1 jour comme un lion mais 100 comme un mouton’’. »

 

Un premier pas vers ses rêves

Ainsi, chaque équipe est composée de 4 participants et le choix du sujet ne concerne aucunement les candidats. Cependant, il puise ses racines dans la volonté de l’équipe de construire un débat à dimension philosophique et compréhensible. Une année de dur labeur et de travail sans relâche pour pouvoir se préparer au mieux.

« À l’annonce de la victoire de notre équipe, j’ai eu les larmes aux yeux. Je me suis sentie surtout plus que reconnaissante envers les coéquipiers que j’ai eu la chance d’avoir. Ils sont même devenus aujourd’hui des frères et sœurs », se souvient, honorée de ce résultat, la Marocaine.

Lamya, des étoiles plein les yeux et des rêves plein la tête soutient qu’« il n’y a plus beau et efficace que la parole comme moyen d’expression ». D’où le désir d’« inaugurer prochainement la Fédération Marocaine de Débat qui rassemblera tous les clubs de débat du pays. Un moyen de promouvoir l’art oratoire au Maroc comme à l’international. »

Mais avant, la prochaine étape pour l’étudiante est de représenter le Maroc en mai aux championnats du monde : « C’est plus qu’une fierté de représenter le Maroc dans ce genre de compétition, c’est un devoir ! », conclut-elle avec enthousiasme.

 

 

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