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Politique

La Présidentielle d'avril peut ouvrir la voie à une solution consensuelle de la crise qui affecte l’Algérie (Parti)

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Le scrutin présidentiel, prévu en avril prochain en Algérie, peut être une opportunité pour donner la parole au peuple en organisant une élection propre et ouvrir, ainsi, la voie à une «solution pacifique consensuelle de la crise globale qui affecte le pays», a affirmé Ali Benflis, ancien chef de gouvernement et président de "Talaie El Hourriyet".

Lors de son entretien, mercredi au siège du parti, avec l’ambassadeur des États-Unis en Algérie, John Desrocher, M. Benflis a rejeté l’idée d’un report de la Présidentielle à moins d’une semaine de la date de la convocation du corps électoral.

Tout en évoquant l’impasse politique actuelle et la situation économique et sociale des plus difficiles que traverse actuellement l’Algérie, l’ancien Premier ministre (2000 à 2003) a considéré que «la prochaine élection présidentielle doit se tenir dans les délais constitutionnels».

M. Benflis, deux fois candidat à la présidentielle, a de même évoqué avec le diplomate américain «sa proposition de sortie de crise à travers une démarche responsable, pacifique, consensuelle, graduelle, par le biais d’un dialogue inclusif».

Livrant son analyse de la situation politique du pays, il avait auparavant souligné que deux scénarios se présentent pour la Présidentielle d’avril prochain : «L’organisation d’un scrutin honnête, à son échéance constitutionnelle, donnant la parole au peuple souverain (…) ou une reconduction irresponsable du système politique en place par la fraude et la confiscation de la volonté populaire qui plongera notre pays dans l’inconnu».

Le président de Talaie El Hourriyet ne voit pas non plus d’un bon œil l’intention de procéder à une révision de la Constitution qu’on prête au pouvoir pour permettre un éventuel report de la prochaine élection présidentielle. «Une révision constitutionnelle dans le contexte politique actuel est politiquement, pour ne pas dire moralement, tout à fait injustifiée et constitue un abus de pouvoir caractérisé», estime-t-il.
 

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