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Algérie

La Ligue algérienne des droits de l'homme appelle à la libération des journalistes écroués

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La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a appelé à la libération des journalistes Mellah Adnane, Abdou Semmar et Merouane Boudiab en détention préventive depuis le 23 octobre dernier, rapporte le site électronique algérien TSA.
Rédacteur en chef et journaliste du site d’information "Algérie Part", Abdou Semmar et son collaborateur comparaissent ce jeudi devant le tribunal de Bir Mourad Rais suite à une plainte du patron du groupe "Ennahar", Anis Rahmani.

Ils sont poursuivis pour les chefs d’inculpation de "diffamation et atteinte à la vie privée", selon leur avocat Me Abdelghani Badi.
Quant au directeur de "Dzair Presse", Adnane Mellah, il est accusé d’"outrage aux institutions", d’"enregistrement ou prise de vue sans autorisation ou consentement" et d’"atteinte à la vie privée".
Dans un communiqué, la LADDH souligne que "les libertés d’opinion et d’expression ne sont pas des crimes", rappelant les dispositions de la Constitution selon lesquelles un délit de presse ne peut être constitutif d’une peine privative de liberté, ainsi que les principes fondamentaux du pacte international sur les droits civils et politiques ratifié garantissant les libertés d’opinion et d’expression.
La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme a, à plusieurs reprises, dénoncé vigoureusement les atteintes à la liberté d’expression et d’association en Algérie, ainsi que la gestion sécuritaire et répressive des mouvements de contestation pacifique.
Le 30 octobre dernier, Reporters sans frontières (RSF) avait appelé à la libération des journalistes algériens récemment incarcérés pour cause de diffamation.
Dans une lettre ouverte, l’ONG a appelé le président Abdelaziz Bouteflika, à intervenir pour faire libérer ces journalistes. "Nous vous appelons à intervenir immédiatement en faveur de la libération de ces journalistes (…) arrêtés et poursuivis pour leur activité journalistique", écrit le Secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. 
Le réseau des droits de l’homme EuroMed Droits (EuroMed Rights) avait, lui aussi, appelé à la libération "de toute urgence" du journaliste algérien Said Chitour, en prison depuis plus de 515 jours sans le moindre jugement.
 

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