Plus de résultats
En ce moment
La grande Lila Gnawa avec Maâllem Saïd Oughassal, comme si vous y étiez !
Musique

La grande Lila Gnawa avec Maâllem Saïd Oughassal, comme si vous y étiez !

Modifié le

« Durant une Lila Gnawa, il se passe plein de choses ! ». Cette phrase  est de Martin Chénot, directeur de l’Institut français de Casablanca, à l’occasion de la grande Lila Gnawa avec le Maâllem Saïd Oughassal Benthami, qui s’est tenue à l’institut ce vendredi 8 juin.

Effectivement, durant cette grande Lila organisée dans le cadre des Nuits du Ramadan, le public a été ravi, envoûté par le son des crotales et du Guembri. Un public fait d’inconditionnels de ce genre musical et d’autres, venus le découvrir pour la première fois. Ceci qui n’a pas empêché la création d’une symbiose au sein du public et une communion avec la troupe Ganoua du Maâllem Oughassal.

L'Aâda, la Negcha, les Ftouh et les Mlouks ...

La soirée  s’est déroulée dans les règles de l’art d’une vraie Lila. Maâlem Saïd Oughassal et sa troupe sont arrivés en cortège sous les sons rythmés du Tambour  selon « L’Aâda ». Le Maâlem et ses musiciens étaient accompagnés des chanteurs qui entretenaient le rythme grâce à leurs applaudissements saccadés.

Après l’Aâda, les Gnawas se sont Installés en demi-cercle face au public, pour attaquer le répertoire  des chants profane, dont les « Oulad Bambara et Negcha » pour une mise en condition du public. Sans interruption, les chants ont continués ponctués de danses rythmées évocatrices de scènes vécues par les ancêtres Gnaouis arrivés du temps de l’esclavage de l’Afrique subsaharienne.  Sous l’effet de la musique, des parfums d’encens et des invocations, le public a été presque en transe.

Maâlem Saïd Oughessal Benthami ...

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Maâlem Saïd Oughessal Benthami est un Maâllem qui né à Casablanca au sein d’une famille gnaouie. Il avait donc  adopté naturellement ce style musical, a appris à jouer d’abord des crotales (Qraqebs) , du tambour (Tbel ) pour exceller enfin dans le Guembri (Hajhouj).  C'est après ce long apprentissage des instruments et du chant qu'il a mérité son titre de Maâllem comme le veut la tradition Gnaouie. 

Ce Mâallem s’est produit sur plusieurs scènes au Maroc et à l’étranger. Il a collaboré avec plusieurs artistes de renom, dont le jazzman Randy Weston, le saxophoniste Jorge Pardo ou Rubem Dantas sans oublier le grand guitariste Paco de Lucia.

 

 

Les contenus liés

Les articles à la une