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Hirak, situation des droits de l'homme, débat sur les langues,.. Ramid dit tout dans "Confidences de presse" REPLAY

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Le ministre d'État chargé des droits de l'Homme, Mustapha Ramid a répondu dimanche soir en direct aux questions de Abdellah Tourabi et de ses invités, Mohamed Belkacem, journaliste à Hespress et Ahmed Mediani, secrétaire de rédaction à Telquel Arabi. Situation des droits de l’homme et des libertés, plan d'action national en matière de démocratie et de droits de l'Homme, procès des détenus du «Hirak» d'Al-Hoceima, affaire Benaissa Ait El Jidd, débat sur les langues et cohésion de la majorité gouvernementale... Autant de dossiers évoqués sur le plateau de « Confidences de presse » du dimanche 14 avril avec le ministre Pjdiste et membre du bureau politique du parti.

Interpellé en début d’émission sur la situation des droits de l’homme au Maroc, en tant qu’avocat, ancien ministre de la Justice et des Libertés, et ministre d’État chargé des Droits de l’homme, Ramid a dressé un bilan plutôt mitigé. «Globalement, entre 1990 et 2019, la situation (des droits de l'homme) a connu un progrès et d’importants acquis ont été réalisés. Mais à y voir de plus près, beaucoup de dysfonctionnements peuvent être relevés », a indiqué le ministre Pjdiste, citant dans ce cadre la difficulté constatée dans la procédure de création d’associations, certaines interventions des forces de l’ordre et des plaintes relatives aux garanties de procès équitables.

Concernant le procès des détenus dans le cadre des événements d’Al Hoceima, Mustapha Ramid a affirmé « avoir de la sympathie » avec les détenus dans ce « genre d’affaires ».  « Il ne s’agit pas de personnes condamnées pour des crimes de droit commun, mais de condamnation d’un autre genre. D’un point de vue humanitaire, je ne peux que sympathiser avec les détenus », a indiqué Ramid, se refusant de commenter ou de porter un jugement sur cette affaire. « Il aurait fallu que j’aie connaissance de tout le dossier, que j’assiste aux 80 séances qu’aura duré la première phase de ce procès notamment pour que je puisse commenter ces verdicts. Ce n’est pas le cas», a tenu à préciser le dirigeant Pjdiste.

Et Ramid d’ajouter :« Je crois en la sagesse de l’Etat (…) Je pense que cette affaire connaîtra un dénouement, et que les détenus ne devraient pas purger l’ensemble des peines prononcées à leur encontre», laissant entendre que ce dossier pourrait connaître des rebondissements, « très prochainement ». « Je ne crois pas que Nasser Zefzafi (meneur du mouvement de protestation qui a agité Al-Hoceima, Ndlr) passera 20 années en prison », a conclu Ramid.

Les journalistes invités par Abdellah Tourabi ont aussi interpellé Mustapha Ramid sur les interventions des forces de l’ordre à l’encontre de manifestants et sur le sort du PANDDH (Plan d'action national en matière de démocratie et des droits de l'Homme). Portée par le ministre Pjdiste, cette stratégie, dit-il, a bien été « élaborée en coordination avec l’ensemble des départements ministériels, parmi lesquels l’intérieur, et les différentes institutions ». Ramid a par ailleurs imputé le retard de la mise en œuvre du PANDDH à la « non-publication » du texte dans le bulletin officiel. « Un simple problème technique », a-t-il précisé.

Autre sujet évoqué lors de ce débat, la liberté de culte et de conscience au Maroc. Sur ce point, le ministre d’Etat a rappelé qu’aucun texte n’incrimine le changement de religion, la conversion volontaire, contrairement au prosélytisme.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur le débat relatif à l'introduction des langues étrangères pour enseigner les matières scientifiques. «Un problème de pédagogie et  non d’identité», a tenu à préciser la ministre, qui prône le bilinguisme dans les écoles. Mais pour Ramid, l’enjeu est de « faire de l’arabe, de manière effective, la langue officielle du pays », aux côtés de l'amazigh.

Les sorties médiatiques de l’ancien SG du parti de la lampe, Abdelilah Benkirane et les dissensions au sein de cette formation ont également été débattues avec le ministre d’Etat. Voici l'intégralité du débat: 

 

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