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Cinéma

Hicham Lasri sur le Concours "Ana Maghribi-a" : "J’espère découvrir un joyau …"

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Le cinéaste marocain Hicham Lasri, est le président du jury du concours qui aura pour mission de dévoiler des talents en herbe en matière de production cinématographique dans le cadre du Concours international de films Courts « Ana Maghribi-a ». Lasri nous apporte des éclairages sur cette compétition organisée par l’Institut Culturel Français du Maroc.

-Quelle tout d’abord la philosophie de ce concours organisé par l’Institut culturel français pour découvrir les réalisateurs en herbe ?

Cette 5ème édition du Concours International de films courts « Ana Maghribi-a ? » a pour objectif de pousser les jeunes passionnés de cinéma à être plus créatifs. Ils ont à élaborer des courts métrages de moins de 90 secondes, une minute trente. Cette durée semble courte, mais, c’est assez, à mon sens. Et c’est surtout à la portée de la jeunesse puisqu’il faut avoir moins de 30 ans pour y participer. Le plus intéressant, c’est le fait que la compétition cherche à toucher un maximum de personnes. D’ailleurs, l’ensemble des spots sont en « darija ». Il y’a une volonté d’être amusant pour interpeller un large public. Personnellement, la philosophie derrière le concept je l’adopte amplement. Moi-même, je suis lauréat d’un prix qui était créé par Nabil Ayouch en 2001-2002. Donc je suis conscient que de tels concours peuvent ouvrir des portes pour les jeunes créateurs et qui ne sont pas forcément installés dans l’axe Casa-Rabat.

-Quels sont les critères requis pour pouvoir  participer à cette compétition ?

Chercher à créer quelque chose d’impactant. Ce qu’on demande est simple. Faire un film réfléchi et créatif. La thématique « Les rencontres » est extrêmement large, il faut la prendre comme un obstacle pour créer quelque chose, spécialement, pour cette compétition. Généralement, on réalise des courts-métrages de 13 minutes mais là 90 secondes, c’est largement suffisant pour œuvrer en une courte durée. On s’attend à avoir un regard particulier, une écriture à part et un talent visible pour le pousser à se développer et avoir les connaissances qu’il faut pour s’améliorer. Cinéaste est un métier qui demande un large savoir. C’est à partir de nous-même qu’on raconte le monde.

-La première idée qui nous vient à l’esprit avec l’intitulé de la compétition « Ana Maghribi-a », c’est la question de l’identité, c’est dans l’orbite de la marocanité ?

Le concours est géo-localisé au Maroc. Avec le jeu du « moi » « ana », on veut mettre en évidence la singularité de chacun de nous. On est tous marocains mais on a tous un regard différent sur le monde. En effet, c’est à la mode de partir de ce genre de formule pour interpeler un maximum de monde. « Les rencontres » reste la thématique principale et elle signifie les télescopages, les coalisions…Il y’aura plusieurs prix à la fois. L’idée est de multiplier les prix pour épargner toute frustration du jury et des organisateurs. Pour moi, le plus pertinent est de découvrir comment faire un film, comment l’écrire …Une production cinématographique qui aboutit est toujours un miracle. J’espère découvrir un joyau.

-Quels sont les autres membres du jury ?

Nous sommes quatre personnes de différents horizons. Il y’a Youssef Ziraoui, le directeur de Jawjab, Loubna Hark, experte en communication et Omar Lotfi, acteur et comédien.

-Quel regard portez vu sur le digital au cinéma au Maroc ?

Le digital ouvre une perspective vers une écriture différente. Entant que cinéaste classique, c’est intéressant la démarche de se convertir au digital, le nouveau langage. Le produit digital s’adresse à une population qui se trouve, la plus part du temps, sur les réseaux sociaux et ce qui va les interpeller c’est le produit impactant, de choquant…Celui qui les pousser vers l’indignation. Personnellement, je suis dans la période de transmission. Je cherche à donner du savoir et prendre de l’émotion et collaborer avec des jeunes. J’essaie d’être dans l’air du temps.

 

 

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