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France : un producteur tabassé par des policiers, l'affaire suscite indignation et réactions au sommet de l'Etat

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Une nouvelle affaire de violences policières a éclaté en France. Trois policiers ont tabassé Michel Zecler, un producteur de musique noir après une tentative d’interpellation. L’affaire a éclaté après la diffusion d’images du passage à tabac par le site Loopsider. La vidéo comptabilise actuellement plus de 12,5 millions de vues.

 

Les faits remontent à samedi 21 novembre, lorsque les trois policiers sont intervenus pour tenter d'interpeller Michel Zecler pour défaut de port du masque. "Alors que nous tentons de l'intercepter, il nous entraîne de force dans le bâtiment", écrivent-ils dans le procès verbal. Sur les images de vidéosurveillance de ce studio, on voit les trois fonctionnaires de police entrer dans le local en agrippant l'homme puis le frapper à coups de poing, de pied et de matraque. Dans leur rapport, les policiers ont écrit que l'homme les avait frappés.

"On m'a dit +sale nègre+ plusieurs fois et en me donnant des coups de poing", a dénoncé la victime en venant porter plainte, avec son avocate, au siège parisien de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). "Je voudrais juste que le travail (de l'IGPN, ndlr) soit fait", a-t-il dit au sortir de sa déposition. "Je n'ai aucun doute là-dessus", a-t-il ajouté.

L’affaire, qui a provoqué l’indignation générale, est arrivée jusqu’au sommet de l’Etat. Emmanuel Macron a dit être "très choqué" par la vidéo, a indiqué l'Elysée vendredi 27 novembre. C’est la première réaction officielle du chef de l'Etat sur cette affaire qui déclenche une vive polémique en France.

 

Le président a reçu jeudi son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, auquel il a demandé de prononcer des sanctions très claires contre les policiers. Ainsi, les 3 policiers soupçonnés de violences ont été suspendus de leurs fonctions depuis jeudi pour “violences et faux en écriture publique”. Un quatrième a également été suspendu pour “faux en écriture publique”. 

Il a été décidé de les placer, ce vendredi, en garde à vue. 

 

 

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