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France : L'association «Action droits des musulmans» se voit fermer son compte bancaire sans explication

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L'été n’aura pas été de tout repos pour l’association française « Action droits des musulmans » (ADM). En effet, le 10 juin dernier, la présidente, Sihem Zine, est surprise lorsqu’elle accède en ligne au compte bancaire de l’association, relate Médiapart.

Et pour cause, elle constate lors de cette connexion que tous les documents relatifs à ce compte tels que les différents relevés et les factures n’existent plus. Elle décide de contacter la responsable de compte qui souhaite qu’elle passe à l’agence pour régler ce souci.

Dix jours plus tard, c’est le directeur de l’agence qui l’attend pour lui notifier la fermeture de ce compte BNP Paribas. La banque a en effet décidé sans explication aucune de mettre un terme au contrat qui lie les deux entités. Et le directeur d’ajouter qu’elle a six mois pour trouver une nouvelle banque.

Aucun motif n’a été communiqué par la banque qui refuse d’expliquer cette décision « et évite soigneusement de répondre par écrit aux questions de la présidente d’ADM », souligne la même source. « Depuis son ouverture en 2018, ce compte n’a jamais connu d’incident. Il y a peu de mouvements, aucun virement à l’étranger. Il sert juste à payer les factures et les salaires de l’association. La seule explication, c’est que l’on veut nous faire taire », explique Sihem Zine.

Aujourd’hui l’association assigne en justice sa banque pour enfin obtenir des explications sur cette décision, « une sanction qu’elle soupçonne d’être liée à ses activités militantes », écrit Médiapart.

ADM se présente comme une association, qui a vu le jour en 2016, pour documenter les discriminations dont ont pu être victimes les musulmans durant l’état d’urgence.

L’association a, pour rappel, publié un rapport dans lequel elle critique le caractère arbitraire des décisions de fermeture administrative de mosquées, autorisées par la loi SILT du 30 octobre 2017. « À moins de motifs réels et sérieux, la décision de clôturer le compte d’ADM représenterait une entrave abusive à l’action de cette association », ont ainsi écrit sept ONG dans un courrier adressé le 24 juillet au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner pour dénoncer ce traitement et « lui demander si ses services sont impliqués dans ce dossier. »

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