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France : Des maires dénoncent dans une lettre la situation des migrants
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France : Des maires dénoncent dans une lettre la situation des migrants

2m.ma/AFP2m.ma/AFP

La « situation indigne » des migrants, c’est tel qu’ont décrit les maires de treize villes le quotidien des migrants en France. En effet, dans une lettre datant du mercredi 24 avril envoyée aux ministères de l’Intérieur et du logement, ils ont notamment réclamé à l’État des places d’hébergement supplémentaires, rapporte l’AFP.

Parmi les parapheurs, on compte les maires de Paris, Lille, Bordeaux, Saint-Denis, Aubervilliers, Rennes, Troyes, Metz, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Grenoble et Grande-Synthe. Dans leur écrit ils demandent notamment : « Nous devons construire collectivement une réponse au défi que pose l’accueil des réfugiés en France. C’est pourquoi nous vous demandons de nous recevoir afin d’échanger sur le dispositif d’accueil et d’orientation des migrants. »

Pour rappel, depuis la fin de la trêve hivernale, fin mars, plusieurs campements ont été évacués dans le nord de Paris. Ce sont à chaque fois, plusieurs centaines de personnes qui ont été prises en charge. « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un engorgement des centres d’hébergement (…) La situation est inacceptable (…) On est au bout du rouleau », a ainsi fait savoir la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, lors d’une conférence de presse en présence de plusieurs élus.

« Nous, les villes, sommes engagées pour l’accueil des migrants, mais ce qui nous manque ce sont des places d’hébergement. Donnez-nous des places, on saura les remplir », a également soutenu Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble. Quant à Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris, elle a expliqué qu’« Il faut mettre fin au "dublinage" [application du règlement Dublin qui délègue la responsabilité de l’examen de la demande d’asile d’un réfugié au premier pays qui l’a accueilli]. On oblige des gens à revenir dans leur pays d’arrivée. On sait sur le terrain que ce n’est pas possible ».

Plusieurs associations venant en aide aux migrants ont annoncé leur soutien à ce projet, parmi lesquelles France terre d’asile, Emmaüs France ou l’Armée du Salut, et une autre association de riverains, Vivre au 93 Chapelle.

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