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France: Cinq cent détenus pour faits de terrorisme (Chiffres officiels)
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France: Cinq cent détenus pour faits de terrorisme (Chiffres officiels)

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En France, le nombre de détenus incarcérés pour faits de terrorisme se chiffre actuellement à 500 et ceux de droit commun radicalisés à 1.100, selon des chiffres publiés à l'occasion du lancement de la phase II du Plan national pour la prévention de la radicalisation.

L'Etat français avait lancé en 2018 un Plan national pour la prévention de la radicalisation qui visa à travers une soixantaine de mesures à contenir la radicalisation en agissant en amont dans tous les secteurs de la société (écoles, universités, entreprises, services publics, etc).

La phase II de ce plan, lancée à l’occasion de la tenue, jeudi dernier à Strasbourg, d’un Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, prévoit d'agir « là où c'est le plus difficile, c'est-à-dire en prison », souligne le gouvernement français pour qui « la prise en charge des détenus pour terrorisme et ceux de droit commun radicalisés est prioritaire".

« Aujourd’hui, le dispositif mis en place pour évaluer et suivre les détenus radicalisés compte 5 Quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER) permettant d’isoler les détenus en fonction de leur degré de radicalisation. Deux QER supplémentaires seront mis en place au cours de l'année 2019 », a précisé l'exécutif sur son site Internet.

Lors de ce Comité interministériel, le Premier ministre Edouard Philippe avait pointé la nécessité d’agir sur la prévention de la délinquance et les liens pouvant exister avec la radicalisation, avec l’intégration de ce fléau au sein de la prochaine stratégie de prévention de la délinquance qui sera dévoilée d'ici la mi-2019.

"La lutte contre la radicalisation et la délinquance doivent participer des mêmes politiques publiques", selon Edouard Philippe.

La phase II du Plan national pour la prévention de la radicalisation prévoit également le renforcement du maillage social avec les travailleurs sociaux et les éducateurs de rue, notamment dans les quartiers exposés à la précarité. « A ce jour, 700 familles sont accompagnées, 2 500 personnes sont prises en charge (dont 55 mineurs et 40 % de femmes) », souligne le gouvernement.

Cette phase prévoit aussi la prévention et la sensibilisation aux discours radicaux dans la société notamment dans les écoles.

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