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Maroc : Une contraction économique de 7% en 2020, un rebond du PIB de 4,9% en 2021 (FMI)

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Le Fonds monétaire international (FMI) s'attend, dans ses nouvelles prévisions sur l'économie mondiale publiées mardi, à une contraction économique de 7% au Maroc en 2020 et à un rebond du PIB de 4,9% en 2021.

Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale, le FMI estime que le chômage au Maroc devrait se situer à 12,5% en 2020 avant de redescendre à 10,5% en 2021, contre 9,2% en 2019.

S’agissant de l’inflation, elle devrait se maintenir en 2020 au même niveau que 2019, soit 0,2%, et augmenter légèrement à 0,8% en 2021, selon l’Institution financière basée à Washington. Pour sa part, le solde du compte courant du Maroc s’établirait à -7,3% en 2020 (-4,1% en 2019), et à -5,2% en 2021.

Pour rappel, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) avait prédit, en juillet dernier, une reprise de la croissance de l'économie marocaine en 2021 de l'ordre de 4,4%, tirée par la reprise de la demande intérieure, et ce après une régression de 5,8% attendue en 2020. 

 

Stabilité financière: Le FMI alerte sur les risques en cas de persistance de la crise


Si les risques à court terme pour la stabilité financière dans le monde sont maîtrisés pour le moment, les facteurs de vulnérabilité continuent d’augmenter en l'absence d'une relance économique rapide, avertit le Fonds Monétaire international (FMI) dans un nouveau rapport.

"Les facteurs de vulnérabilité n’en continuent pas moins d’augmenter, ce qui ravive les craintes pour la stabilité financière de certains pays. Les sources de vulnérabilité se sont accrues pour les sociétés non financières, les entreprises s’étant endettées pour faire face à des pénuries de liquidités ; il en va de même des États, qui ont creusé les déficits budgétaires pour se porter au secours de l’économie", indique le FMI dans son "Rapport sur la stabilité financière dans le monde".  


Les pressions sur les liquidités des entreprises risquent, selon la même source, de dégénérer en insolvabilités à mesure que la crise se poursuit, surtout si l’activité tarde à se rétablir. Certes, le système bancaire mondial est "bien capitalisé, mais ce n’est pas le cas de toutes les banques" ajoute le FMI rappelant que certains systèmes bancaires pourraient souffrir d’un déficit global de fonds propres. 


Et d'ajouter que certains pays émergents et pays préémergents connaissent des difficultés de financement qui risquent de les faire basculer dans le surendettement ou l’instabilité financière, auquel cas l’octroi d’une aide officielle pourrait s’avérer indispensable.

"À mesure que les économies rouvriront, la mise en place de mesures accommodantes sera indispensable pour s’assurer que le redressement s’installe durablement", note le rapport qui recommande que le programme de réforme financière post-pandémie doit porter principalement sur la consolidation du cadre réglementaire appliqué au secteur financier non bancaire, et sur le renforcement du contrôle prudentiel.

Il s’agit de limiter, indique-t-on, la prise de risques excessive, dans un environnement où les taux d’intérêt vont être plus bas, plus longtemps.

Dans son rapport semestriel sur "Les perspectives de l’économie mondiale", publié également mardi, le FMI projette une contraction de l'économie mondiale, sous l'effet de la crise liée à la pandémie du coronavirus, de l'ordre de 4,4% en 2020, avant une reprise de 5,2% en 2021. Ces projections à moyen terme supposent notamment que les économies connaîtront des conséquences marquées par la profondeur de la récession et la nécessité d'un changement structurel.

 

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