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Droit à l’avortement : la députée Amina Maelainine interpelle le PJD
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Droit à l’avortement : la députée Amina Maelainine interpelle le PJD

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La députée parlementaire du Parti de la Justice et de développement (PJD), Amina Maelainine, s’invite au débat, suite à l’arrestation et la poursuite de Hajar Raissouni pour « avortement illégal ». Elle réclame le changement de la loi incriminant cet acte et appelle les membres de son parti à prendre position sur la question.

« Les dispositions du Code pénal marocain sont très anciennes et datent des années 60, elles ont désormais besoin d’une révision profonde et globale compatible avec l’État de Droits et des libertés (…) je pense, à titre personnel, que plusieurs lois nécessitent un changement radical parce que la protection des libertés collectives passe par l’obligation de protéger les libertés individuelles, en dépit de la sensibilité de cette notion chez les islamistes ». C’est avec ses mots, que la députée du PDJ s’est exprimée sur la question du Droit à l’avortement.

S’adressant aux membres de son parti sur les réseaux sociaux, Amina Maelainine a critiqué le « conspirationnisme » d’une partie des bases du PJD, au sujet des débats sur les libertés individuelles, « Une fraction des bases du parti imagine toujours que la discussion des lois s’agissant de la protection de la vie privée des gens est un complot contre la religion et la religiosité, visant à transformer l’identité de la société et la pousser vers la débauche, alors que la religion n’a jamais soutenu l’espionnage et l’infiltration dans l’espace personnel des gens ».

 

« Ma conviction est que le PJD doit ouvrir un débat interne, calme et encadré, loin des accusations faciles et sans arguments, à l’instar des contradictions avec la Chariaâ islamique, l’incitation à la débauche dans la société ou encore l’éloignement de l’idéologie du parti », signale encore Amina Maelainine, membre active de la commission parlementaire de la législation et de la justice et des libertés.

La réaction d’Amina Maelainine rejoint les voix appelant à la libération de Hajar Raissouni et le changement de la loi pénale incriminant l’avortement. Les plus grands organismes féministes comme l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) ont réitéré leur appel à dépénaliser l’avortement. Le Conseil national des droits de l’Homme a publié, lundi 9 septembre, un communiqué dans lequel il demande une « prompte remise en liberté » de Hajar Raissouni et promettant de détailler prochainement sa vision sur la question d'avortement, alors qu’une réforme du Code pénal est prévue durant les semaines à venir.  

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