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Des députés plaident pour le plafonnement des prix des carburants
Prix du carburant

Des députés plaident pour le plafonnement des prix des carburants

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Récemment, les groupes et groupements  parlementaires  à la Chambres des représentants aussi bien de la majorité que de l’opposition ont souligné, lors d’une réunion de la commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants,  la nécessité d'établir des mesures de plafonnement des prix des carburants et d'évaluer l'efficacité de la politique de libéralisation du secteur des hydrocarbures.

C’est lors d’une réunion de la commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants que les parlementaires ont souligné le besoin urgent de la mise en œuvre de la loi sur la protection du consommateur et l'activation du Conseil de la concurrence. Ainsi,  les représentants du groupe Justice et Développement ont rappelé la "réforme structurelle historique" qui a concerné le secteur des hydrocarbures, considéré comme important pour l'économie nationale et le modèle de développement national, notant que ce secteur demeure vital et stratégique et que tout impact sur les prix du carburant aura un effet négatif sur l'économie et la société. Egalement, les  représentants du groupe Justice et Développement ont relevé que le gouvernement joue son rôle de suivi des acteurs du secteur, alors que le parlement élabore des recommandations en ce sens, soulignant l'importance de la libéralisation du secteur et de sa capacité à mobiliser des fonds et, ainsi, redresser les déséquilibres de la balance budgétaire et réaffecter les fonds au profit des secteurs sociaux.

Le gouvernement doit intervenir pour créer un mécanisme de suivi des prix, sans porter atteinte au principe de libre initiative et de la concurrence, a suggéré le groupe.

De son côté, le groupe Authenticité et Modernité a fait savoir que la hausse des prix est due aux "politiques publiques adoptées", notant que le gouvernement a libéralisé les prix dans le secteur des hydrocarbures il y a deux ans et supprimé les subventions, tout en négligeant les mécanismes de suivi et d'accompagnement.

Le groupe a aussi souligné la nécessité pour le secteur de jouer son rôle de soutien à l'économie et de protection du pouvoir d'achat, mettant en cause la démarche adoptée par le gouvernement pour la libéralisation, en 2015, du secteur des hydrocarbures.

Concernant le groupe istiqlalien de l'Unité et de l’Égalitarisme s’est interrogé sur les résultats de la politique de libéralisation, en l'absence de mécanismes d'accompagnement et de suivi, estimant que les recommandations du rapport n'ont pas été à la hauteur des attentes et devaient préconiser la réduction les prix du carburant.

Quant au groupe socialiste, il  a relevé un "déséquilibre" qui a été enregistré depuis le début de la libéralisation et lié au "manque de communication entre le gouvernement et une institution importante qui est le Conseil de la concurrence", relevant la nécessité d’œuvrer pour renforcer les mécanismes de soutien au pouvoir d'achat.

Il a également noté que le gouvernement n'a pas consulté le Conseil de la concurrence sur les questions relatives au secteur des hydrocarbures.

Enfin, le groupe du Progrès et du Socialisme a estimé que ce débat constitue une avancée en matière d'action parlementaire et de pratique démocratique et un pas positif pour parvenir à des recommandations réalistes et réaliser la prospérité pour toutes les catégories sociales, considérant que la libéralisation du secteur des hydrocarbures et la suppression des subventions étaient "positifs".

Soulignons que le rapport a, notamment, recommandé la création d'un observatoire pour suivre et diffuser les données sur les prix des carburants appliqués dans toutes les stations de distribution de carburant, tout en permettant l'accès à leur contenu et les mettant à jour.

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