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Continentales: Tout ce qui a été fait pour préserver les cédraies du Moyen Atlas / Reportage

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Dans le Moyen Atlas marocain, le cèdre est un arbre emblématique de la région. Parmi les 134 mille hectares de forêts de cèdres, 106 mille hectares se concentrent sur les flancs et entre les montagnes.

Pour les habitants de région, les cédraies constituent une source de revenus plus qu’un patrimoine à préserver. « Cet écosystème subit des pressions et est assujetti à des menaces dont la surexploitation et les coupes délictueuses du bois par les habitants sans oublier le changement climatique », alerte  Mohamed Moukhliss, directeur du parc national d’Ifrane.

C’est pour préserver ce patrimoine qu’il a été décidé de créer des parcs nationaux à l’instar de celui de la ville d’Ifrane crée en 2004. Le choix de cette ville n’a pas été anodin puisque la province compte  à elle seule des forêts s’étalant sur pas moins de 49 mille hectares !

Dans ce parc d’Ifrane, pour la préservation des cédraies, des opérations de régénération sont réalisées dans plusieurs parcelles. « Dans cette parcelle dans laquelle nous nous trouvons, nous assistons la régénération par des travaux de plantation », informe Lahcen Oukennou, cadre au Parc national d’Ifrane chargé de la biodiversité et de l’écotourisme. Ces opérations de régénération qui s’inscrivent dans le cadre d’un contrat programme 2005-2014, ont permis la création de 30 mille hectares de cédraies.

En parallèle à ces opérations, des aides et des encouragements à la création de coopératives ont été accordées afin de permettre aux habitants de la région de trouver de nouvelles sources de revenus loin du bois des cèdres. Plusieurs structures ont été créées dans ce sens, dont « Annajah », une coopérative forestière mixte créée en partenariat avec le Haut commissariat aux eaux et forêts. 

Pour Laila Boutaline, la présidente d’Annajah, « la création des coopératives permet de faire participer les habitants à la conservation des écosystèmes forestiers, à l’allégement de la pression sur les ressources naturelles et la création de revenus stables pour les adhérents ». Grâce à ces opérations en amont et en aval, le Maroc est en passe préserver et même d’accroîre son patrimoine forestier. 

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