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Après trois jours d'émeutes, l'armée tunisienne déployée dans plusieurs villes
Tunisie

Après trois jours d'émeutes, l'armée tunisienne déployée dans plusieurs villes

2m.ma avec MAP2m.ma avec MAP

La tension ne s'atténue pas en Tunisie. Un mouvement de contestation populaire a dégénéré depuis trois jours en émeutes faisant un mort. L'armée tunisienne a été déployée dans plusieurs villes du pays.

Des sources officielles tunisiennes ont fait état de ce déploiement qui intervient suite aux affrontements éclatés entre forces de l'ordre et manifestants qui ont donné lieu à des scènes de pillage et de saccages dans plusieurs villes.

Afin de protéger les bâtiments publics, plusieurs soldats ont été dépêchés à Thala, près de la frontière algérienne, où le siège local de la sécurité nationale a été incendié par les manifestants, ainsi qu’à Sousse, Kébili et Bizerte. 

Au troisième jour de ces troubles, une baisse remarquable des actes de saccage et de pillage a été relevée dans toutes les régions du pays, a fait savoir le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le colonel-major Khalifa Chibani.  328 individus ont été placés en garde à vue depuis le déclenchement de ces incidents, alors que la police mène une série de perquisitions à travers le pays pour arrêter les fauteurs de troubles et les casseurs impliqués, dans les actes de pillage et de vol. 

Selon les chiffres dévoilés par Chibani, 21 agents de sécurité ont été blessés et une dizaine de véhicules de police ont été endommagés au cours de ces incidents.

De son côté, le porte-parole du ministère public, Sofiène Selliti, a annoncé que le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Tunis a ordonné jeudi l’ouverture de six informations judiciaires contre 26 individus impliqués dans les épisodes de trouble et les émeutes nocturnes qui ont éclaté au cours de ces derniers jours.

Selon lui, 23 de ces suspects ont fait l'objet de mandat de dépôt, alors que les trois autres ont été maintenus en liberté.

Ces individus sont inculpés pour violence avec usage ou menace d’arme, entrave préméditée à la circulation routière, atteinte aux biens d’autrui et outrage par paroles, gestes ou menaces, à un fonctionnaire public dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.

Sur le terrain, les dessertes ferroviaires ont été annulées dans certaines zones après qu'un train a été attaqué en banlieue sud de Tunis mercredi soir.

Des heurts ont notamment été rapportés dans la ville de Siliana (nord-ouest), ou à Kasserine, Thala et Sidi Bouzid, dans le centre marginalisé.

Des échauffourées ont également eu lieu dans plusieurs quartiers de Tunis et à Tebourba, à 30 km à l'ouest de la capitale, là où un homme est décédé lors des heurts de la nuit de lundi.

Sur un autre registre, le Front populaire, la principale alliance d'opposition, a appelé la population à manifester dimanche à Tunis, pour le septième anniversaire de la chute de l'ancien président Zine el Abidine ben Ali.

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