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Santé

Affaire Raissouni : Solidaires avec leur confrère, les médecins du privé prennent part au débat sur l'avortement

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Les professionnels de la santé s'invitent au débat actuel autour de l'avortement, suscité par l'arrestation de Hajar Raissouni, aux côtés d'autres personnes dont le Dr. Mohammed Jamal Belkeziz, poursuivi dans la même affaire pour "pratique d’avortement habituelle et illégale", et ce en vertu des articles 449 et 450 du code pénal. 

Samedi 14 septembre, quatre associations regroupant des médecins du secteur privé ont émis un communiqué dans lequel ils expriment leur "totale solidarité" avec Dr. Belkeziz et où, tout en affirmant leur "confiance dans les actes de l'autorité judiciaire", ils exigent une révision par le législateur de la réglementation portant sur la relation entre le médecin et ses patients dans le cadre du secret médical. 

Ainsi, le Syndicat National des Endocrinologues Diabétologues Libéraux du Maroc, l'Association des Médecins Cardiologues du privé de la région Rabat et Kénitra, la Fédération Marocaine de Pédiatrie et l'Association des Gastro-Enterologues du privé de Rabat se déclarent d'abord "profondément préoccupés par les conditions d’interpellation, d’arrestation et de détention de leur confrère", tout en accordant une "totale confiance" aux déclarations de ce dernier, qui a affirmé avoir "agi dans une situation d’urgence à laquelle tout médecin se doit d’intervenir en favorisant avant toute considération, la préservation de la vie de son patient";

Les associations signataires de ce manifeste, tout en clamant que Dr Belkeziz "jouit d’une réputation honorable, d’une moralité exemplaire et d’un respect du code de déontologie dans l’exercice de sa profession", affirment leur "confiance dans les actes de l’autorité judiciaire pour le respect de sa mission de garantir les droits fondamentaux des citoyens, et renforcer la confiance des citoyens eux mêmes sur l’indépendance de l’institution judiciaire, son traitement des procédures, et l’harmonie de ses décisions avec les principes de la Constitution".

C'est ainsi que ce collectif a décidé de s'aligner sur la position du CNDH dans l'affaire, et qui appelle à "harmoniser le cadre législatif de notre pays avec les dispositions de sa constitution et les instruments internationaux ratifiés par le Maroc". 

De même, les signataires demandent  "une révision par le législateur de la réglementation portant sur la relation entre le médecin et ses patients dans le cadre du secret médical, notamment en situation d’urgence". Ceci permettra de "préserver et de protéger le médecin agissant dans le cadre de sa profession tout en lui permettant de protéger la vie privée et l’intimité des malades", argumente le collectif.

Cet appel puise son essence dans plusieurs considérations prises en compte par ses émetteurs. Ainsi, "la première préoccupation du médecin est de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux", justifie le collectif. C'est dans cette logique que "toutes les personnes malades ont droit aux soins et à l’assistance du médecin sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions", est-il expliqué dans le communiqué conjoint. Le médecin, ayant prêté le serment d'Hippocrate, "est tenu de tout entreprendre pour soulager les souffrances, afin de ne jamais prolonger les souffrances pouvant entraîner la mort", et il est tenu d’apporter ses soins, son assistance et son intervention, en vertu de sa conscience et son devoir professionnel afin de favoriser la guérison et de sauver la vie humaine", conclut le communiqué.
 

 
 


 

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