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Alaa Safi, un Marocain qui ne connaît pas la défaite
Interview

Alaa Safi, un Marocain qui ne connaît pas la défaite

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A 32 ans seulement, Alaa Safi a réussi à s’imposer dans le paysage cinématographique international. Dôté d’un sacré potentiel physique, ce jeune Marocain est aussi un comédien de talent. Champion du monde de taekwondo en 2002, Alaa Safi ne laisse aucun répit à ses ennemis. Sa prouesse face à Jacky Chan restera dans les annales. Et le sportif et acteur marocain ne compte pas s’arrêter là. Il est aujourd’hui à l'affiche du film d'aventure américain “La Momie” aux côtés de Tom Cruise. Interview. 

Quand est ce que ton penchant vers le taekwondo s'est-il manifesté ?

J'avais huit ans quand mon père m’a encouragé à monter sur un tatami. A 18 ans, je suis devenu champion du monde de taekwondo. Après avoir enseigné quelques années, j’ai senti que je n’étais qu’au début de mon parcours de recherche. J'ai commencé à m'entraîner au tricks (arts martiaux acrobatiques). Pendant des années, je me suis entraîné partout avec d’autres trickseurs, dans les parcs, les rues, les salles de gym...

J’étais fasciné par les capacités infinies du mental et du corps. En canalisant mon énergie et en m’entraînant au quotidien, je pouvais me surpasser et me découvrir des capacités insoupçonnées. Casser des planches de bois avec le bout de mes doigts, défier la gravité l’espace d’un instant en poussant mon geste à l’extrême dans les airs. Une véritable chasse au trésor interne. Je considère les arts martiaux comme des fenêtres qui donnent sur un monde magique, où la connaissance de soi va de pair avec l’imagination créatrice.

Comment avez-vous basculé vers le cinéma? 

L'acrobatie m'a mené en Thaïlande à l'âge de 20 ans pour jouer dans un film d’arts martiaux. C’est là que je suis entré en contact avec le monde du cinéma. Au début, j’ai travaillé comme cascadeur dans une succession de films internationaux, mais plus j’explorais l’envers du décor, plus je comprenais ce que je voulais vraiment faire. J’ai étudié la comédie, ce qui m'a permis de décrocher des rôles dans le cinéma. Maintenant que je me confronte à des rôles différents, j’approche tous mes personnages par le corps. Le sens du rythme, du timing et de l’espace est fondamental, aussi bien dans une scène dialoguée intime, qu’une course-poursuite spectaculaire.

Le tournage de scènes de combat exige-t-il un entrainement spécifique en amont? 

Évidemment, avoir un haut niveau de pratique en arts martiaux est un grand avantage. Au moment du tournage, il est fondamental d’être au top de sa forme. Il peut être demandé de répéter exactement le même mouvement une trentaine de fois car le réalisateur a souvent besoin de plusieurs tentatives avant de parvenir à la bonne prise. Vous imaginez si vous jetez l'éponge au bout de dix essais ?

Ta performance devant Jacky Chan est à couper le souffle...

Jackie est un vrai maître. Ma première et plus grande épreuve, j’ai dû la surmonter en rapport avec moi-même: ne pas me laisser intimider par la présence d’un artiste qui a été un un mythe de mon enfance, et l’affronter avec confiance dans son domaine d’expertise. Il savait exactement ce que je ressentais. Il m’a mis à l’aise dès le premier jour, pour que je donne vite le meilleur de moi-même. Je n’avais qu’à suivre les directions, et à me libérer lorsqu’on passait à l’action.

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai récemment joué aux côtés de Mads Mikkelsen dans le dernier Marvel “Doctor Strange”, qui est sorti en octobre dernier. J’ai aussi joué dans l’adaptation du livre de Michael Flynn, “American Assassin”, avec Michael Keaton, et j’apparaîtrai très bientôt dans “La Momie” avec Tom Cruise ! 

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